Présentation

QUI SOMMES-NOUS?

Jacques Berthomeau est ce que l'on appelle un grand commis de l'Etat. Auteur du fameux rapport qui porte son nom, il est aussi blogueur à ses heures. Il a reçu en 2010 le Wine Blog Trophy pour son blog www.berthomeau.com

Jim Budd, sujet de sa Gracieuse Majesté, est journaliste pour diverses revues britanniques. Amoureux des vins de Loire, il leur consacre un blog, Jim's Loire, primé en 2009 du Wine Blog Trophy.

Hervé Lalau est un journaliste français travaillant pour divers magazines et sites français, belges et québécois. Il a également son blog personnel, Chroniques Vineuses, pour lequel il a reçu en 2010 le Wine Blog Trophy

Michel Smith est un journaliste français établi en Roussillon, travaillant pour diverses revues et guides en France. Il s'intitule lui-même "Journaliste en Vins et autres Plats de Résistance".

Marc Vanhellemont est un journaliste belge travaillant pour divers magazines en Belgique et en France. Incontournable, sauf par la face nord.

The Famous 5

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Vendredi 30 juillet 2010 5 30 /07 /2010 00:05

Que l’ennui meure! Quoique, de temps à autre, un farniente redonne une envie forte, une faim de loup, mais l’inaction existe-t-elle vraiment, je vous laisse en débattre...

 

Travaux de vacances juillet 2010 071        Sablet écrasé de soleil 

 

En vacances mixtes,  c à d truffées de rencontres vinicoles, me voilà  à Sablet pour les Journées du Livre. Travaux de vacances juillet 2010 052Un attrayant évènement pour qui aime lire, rencontrer les auteurs et obtenir une dédicace gracieusement accordée au passage.

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                           Lincoln signe son bouquin et sa bouteille

 

Livres et Dentelles de Montmirail , puisque cela se déroulait à leur pied, comprend un « à-côté » vin évident, ainsi qu’un coin réservé à la littérature bachique. Ainsi que quelques animations oenogéologiques et gourmandes bien animées par un trio de choc.

 

Travaux de vacances juillet 2010 081

 Georges Truc explique la géologie du village


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 Michèle Olivetti décrit les vins


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Christophe Boudier propose des accords

 

Sablet, c’est voisin de Séguret, comme j’y logeais (à la Bastide Bleue, un bel endroit) il était logique d’accepter l’invitation de Christain Vœux, le président actuel de l’AOC Séguret. Invitation à une dégustation des 2009 de la commune.


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Christian Voeux

 

Une brochette de beaux blancs, bien minéraux et floraux avec une fraîcheur agréable. Les rouges colorés au fruité bien mûr avec une remarquable variation entre les trois parties de l’appellation : l’austérité des terroirs d’altitude, plus vifs, plus droits, aux tanins serrés, comme le Domaine de Mourchon. Le plaisir du fruit, la texture souple et le plaisir simple de la plaine, comme le Domaine de Cabasse. La structure plus ferme, la fraîcheur plus accentuée, mais avec un charnu et une velouté enjôleur, des parcelles en coteaux, comme le Domaine Jean David, le Domaine de l’Amauve.


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Bref, une belle réussite pour ce Côtes du Rhône Villages encore peu connu.

  

Pour varier les plaisirs


 Il y a celui des accords ou celui des assemblages, c’est ce que propose la maison de négoce Lavau, située sur la route de Cairanne à Violès. J’y fut un lundi matin, encore la tête emplie des mots du vin et de quelques vapeurs capiteuses, mais en forme pour déguster une guimauve parfumée de pomme verte et citron accordée à un Côtes du Rhône blanc 60% Grenache, 40% Viognier. Le citron domine par l’amer de son écorce, amertume qui disparaît au profit du confit que crée le vin, une sensation florale s’installe ensuite bien au milieu des papilles, puis un air frais venu de la garrigue. Un accord intense, tendu encore plus par la conjugaison de la vivacité de l’un avec la fraîcheur de l’autre.


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Quatre autres accords sont disponibles, une autre guimauve avec un rosé et trois chocolats avec trois rouges.

 

Côté assemblage, tout se déroule comme dans la vraie vie. Habillé d’une blouse de labo pour faire plus authentique, verre à pied et échantillons à disposition, on vous explique avant d’œuvrer les cépages, les caractéristiques des Côtes du Rhône, comment assembler un vin, comment trouver votre goût. Le tout dans une ambiance à la fois pédagogique et ludique. On est là pour s’amuser et partir bouteille à la main avec le secret de son assemblage. Ça fonctionne sur rendez-vous, c’est pour six personnes par séance, en français ou en anglais, ça coûte 30€ par personne, www.lavau.eu

 

Pour souffler, malgré la canicule, un petit tour du côté d’Avignon, histoire de prendre la température du festival. Se relaxer à une terrasse, dîner à la fraîcheur relative d’une placette colorée des costumes extraits un moment des scènes off.


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Écouter à presque chaque coins et recoins les duos, trios et quartets, musiques parfois étranges, toujours endiablées, variées, instants succulents, avant de repartir vers d’autres rencontres et dégustations.  


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Ciao!

 

 Marc

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Jeudi 29 juillet 2010 4 29 /07 /2010 00:03

C’est l’été et, malgré les risques de bouchons et les cortèges de caravanes qui s’ajoutent aux camions, j’ai décidé de m’autoriser quelques courtes escapades. J’aime Rasteau, alors quand on m’y a invité, il y a quelques jours pour assister à La Tosca aux Chorégies d’Orange, ni une ni deux, j’ai dit oui. D’autant que l’invitation, par le truchement de Michèle Piron-Soulat, émanait de Jean-Jacques Dost. J’étais ravi de revoir cet escogriffe illuminé venu du Sud Ouest il y a quelques années pour permettre à la Cave Coopérative de Rasteau, imposant monument aux pieds du beau village éponyme, de passer le cap du millénaire. L’homme est disert, intelligent, charmeur, percutant. Il adore être titillé par les journalistes. Cela tombe bien car je suis volontiers « titilleur ».  Alors, comme le dit si bien le dicton que je viens de réadapter : « Qui aime bien titille bien ».

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Jean-Jacques Dost, le directeur, sourit au succès de la cave.

L’autre raison qui m’a poussé vers Rasteau ce soir-là, c’est que j’ai un faible pour les coopératives. Surtout pour celles qui, à l’instar de Rasteau, se donnent du mal pour exister et prospérer dans un univers aussi impitoyable qu’est celui du vin par les temps qui courent. Il y a enfin une dernière raison qui m'attire vers la coopérative : elle est sociale, du genre « tous pour un, un pour tous », une idée communautaire qui me séduit. Ainsi, si j’étais propriétaire de vignes dans l’entourage d’une coopérative viticole efficace, dirigée par un président en phase avec ses adhérents (ici, il s’agit de Jean-Claude Paolucci) et avec son premier ministre, pardon son directeur, je serais le premier à y mettre mes vignes pour le bien de tous. Avec 80 adhérents, la coopérative de Rasteau exploite 700 ha en appellation sur un territoire qui compte 1.240 ha de vignes. Vu de la cave, c'est splendide : on distingue vers l'est les Dentelles de Montmirail puis le sommet nu du Ventoux et, en se retournant, le village perché de Rasteau. La Provence en majesté.

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Le fronton de la vieille cave.

Rasteau, à la croisée des chemins, c’est donc un immense palais années 50 pas très heureux sur le plan architectural, hormis peut-être le fronton, mais qui offre l’avantage d’avoir été fort bien pensé. Cette cave est aujourd’hui doublée, de l’autre côté de la route qui mène à Cairanne, par un petit palais dédié au commerce et à l’oenotourisme (dieu que ce mot m’exaspère…), palais que l’on affuble une fois de plus de cet horrible mot de « caveau ». Il y a là un vaste parking qui sera un jour ombragé si l’on s’occupe bien des arbres, un bâtiment de pierres et de verre résolument moderne et lumineux qui se présente à l'intérieur tel un magasin de luxe avec un grand comptoir pour la dégustation, une zone très « clean » pour le client amateur de petit vrac et de bon rapport qualité-prix, clientèle qui, même si elle est en plein déclin, est toujours respecté par les dirigeants de la cave. S’ajoutent un peu à part, une zone genre galerie d’art, un espace salon avec de larges fauteuils tournés vers un écran pour que l’on puisse comprendre comment fonctionne la cave, puis un espace dégustation réservé aux professionnels. J’oubliais un mini-circuit pédestre qui permet de voir in situ tous les cépages du coin, y compris l’alicante qui, bien entendu, ne fait plus partie de l’appellation.

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Vente en vrac, randonnée cépages et boutique high tech...

Il y a deux types de vins à Rasteau. Les vins doux naturels et les vins « tranquilles ». J’ai laissé tomber cette fois-ci les VDN qui sont bons, surtout le rouge fruité « Signature », mais qui me fascinent moins en ce sens que j’ai autour de chez moi quantité de trésors en vins fortifiés. En outre, si la cave vinifie 60 % de l’appellation Rasteau VDN (décret de 1944) grâce à un ancien directeur originaire de Frontignan, un certain Monsieur Galabert, émerveillé pendant son mandat dans les années 30 par les grenaches noirs de la commune, ce vin ne compte plus guère que pour 5 à 6 % des ventes, soit 100.000 bouteilles et 450 à 500 hl de vrac. La cave, fondée en 1925, est un peu moins dominatrice – 50 % de l’appellation, tout de même - dans la catégorie des vins dits « normaux » que sont les simples côtes-du-rhône blancs et rosés et côtes-du-rhône-villages-rasteau (uniquement en rouges), mais elle défend avec ardeur le bon niveau d’un rouge qui, à partir de la récolte 2009, pourra désormais afficher seul le nom de son clocher. Le décret a été signé le 9 juin dernier.

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Ma consoeur Anne Schoendoerffer de Vitisphère interview et filme Alexis Cornu le maître de chai de la cave de Rasteau sur les hauteurs du village.

Ce qui suit est un petit résumé de ma dégustation. Je signale simplement qu’un jeune maître de chai, Alexis Cornu, est en train de faire progresser les vins…

-Le blanc 2009 (Côtes du Rhône), assemblage de grenache blanc, bourboulenc et clairette s’articule autour du gras mais avec pas mal de vivacité en bouche. À 4,90 € départ cave.

-Le rosé 2009 (Côtes du Rhône), vin de saignée offre un très joli nez, du gras, mais aussi une formidable structure qui lui donne du punch, avec de belles notes fruitées en finale. Une belle affaire à 4,70 € départ.

-Le rouge « Tradition » 2009 (Côtes du Rhône Villages Rasteau, probablement Rasteau tout court pour les prochaines mises) est dominé par le grenache le reste étant composé de carignan, syrah et mourvèdre., se fait ample, puissant, avec une certaine élégance au nez comme en bouche. Simple, mais bon, mon préféré. 6,80 € TTC départ, mais on le trouve souvent en dessous de 6 € chez Carrefour ou Casino.

-Le rouge  Prestige 2006 (Côtes du Rhône Villages Rasteau), avec plus de vieux grenache, de mourvèdre et syrah et une partie élevée sous bois, est plus complexe à l’approche, opulent, frais, mais déçoit un peu par sa finale. 8,90 €.

-Le rouge « Les Hauts du Village » 2005 est intéressant en ce sens qu’il concerne des vieilles vignes de grenache essentiellement situées sur les coteaux. Soyeux par moments, corpulent, tannins de cuir, épaisseur, longueur, le vin sèche un peu en finale.

-Le rouge 2006 Domaine de Pisan (Côtes du Rhône Villages Rasteau 20 ha, en bio dès 2012) a pour qualité particulière d’être très frais, mais il manque un peu de définition. Le même, version 2007, est toujours aussi frais (terroir d’altitude), plus dense et plus long.

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Michel Smith

 

 

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Mercredi 28 juillet 2010 3 28 /07 /2010 00:25

Avec un nom comme ça, «La Friandise», on s’attend à être séduit. Que dis-je, à succomber.
Surprise: le premier nez est très discret. Avec un peu de patience, pourtant, les fruits arrivent, en rangs serrés. Framboise acidulée, un peu comme ces bonbons « La Pie Qui Chante » de mon enfance. Et puis des notes de sous-bois de réglisse et d’épices. Vous avez dit «épices» ? C’est ce qui domine justement en bouche, avec le cuir. Celle-ci n’est pas très longue, le vin finit un peu sur l’alcool, mais sans déchoir.

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La Friandise des Bouzons, millésime 2008

Alors, le «contrat» est-il rempli, le friand est-il au rendez-vous ? Oui et non.
Certes, l’aération lui donne du nez – ce type de vin est toujours meilleur le deuxième jour.  Mais la bouche manque un petit peu de peps à mon goût. 

Je m’attendais à un bon gros poutou gourmand à pleines lèvres, je n’ai eu droit qu'à une petite bise sur la joue. Ce n'était pas "Friandise", c'était plutôt "Coquetterie".

Bon, attention, ça n’a rien de désagréable… D'ailleurs, ma femme et moi avons vidé la bouteille en trois repas, et avec un peu plus de plaisir à chaque fois. Vous n'avez qu'à regarder la photo ci-dessus, non seulement la bouteille est vide, mais l'étiquette a été bien baptisée...

Quelques jours plus, tard, avec Alain Leygnier, mon confrère français, et nos familles respectives, nous faisons un sort à sa grande soeur - la grande soeur du vin, pas celle d'Alain, je vous rassure. Une cuvée qui, pour n'être pas "officiellement" friande sur l'étiquette, nous semble pourtant l'être dans le verre. Réglisee, fruits noirs bien mûrs, boisé très léger, un ravissement général

Ah, j’oubliais, amis lecteurs, ces deux vinx, c’est un peu grâce à vous que nous les avons dégustés (et bus, en l’occurrence). Les propriétaires du Domaine des Bouzons (Côtes du Rhône) sont des aficionados de ce blog, et c’est en lisant un de leurs commentaires que j’ai eu l’envie de connaître leur vin au nom affriolant…

Je leur devais bien ce petit commentaire, non? D'autant que le vin, ça va moins vite à faire qu'à boire et à commenter...

80% grenache, 15% syrah, 5% counoise.

Hervé Lalau

Par les5duvin
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POURQUOI CE BLOG?

Ce blog est né de l'heureux hasard d'une rencontre, au dernier Salon des Vins de Loire d'Angers, autour d'un verre de rosé de Bourgueil - celui de Pierre Jacques Druet. Il y avait là cinq "plumitifs" du vin. Le rosé aidant, l'idée a germé de créer un espace commun.
Parce qu'à cinq, on peut aborder plus de thèmes.
Parce qu'on peut débattre.
Parce qu'on peut partager. Des coups de coeur, des coups de gueule, de l'expérience.
Et qu'est-ce que le vin sinon une boisson de partage?

De ces cinq, certains sont déjà des blogueurs confirmés, d'autres non.
Comme il y a les 5 sens, il y  a maintenant les 5 du Vin.

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