Présentation

QUI SOMMES-NOUS?

David Cobbold (Eccevino) est le plus français des journalistes anglais du vin, ou vice versa. Il a reçu en 2011 le Wine Blog Trophy pour  son blog, More than Just Wine.

Jim Budd, sujet de sa Gracieuse Majesté, est journaliste pour diverses revues britanniques. Amoureux des vins de Loire, il leur consacre un blog, Jim's Loire, primé en 2009 du Wine Blog Trophy.

Hervé Lalau est un journaliste français écrivant pour diverses revues et sites français, belges, suisses et canadiens. Son blog "Chroniques Vineuses" lui a valu le Wine Blog Trophy en 2010.

Michel Smith, PourLeVin, est un journaliste français établi en Roussillon, travaillant pour diverses revues et guides en France. Il s'intitule lui-même "Journaliste en Vins et autres Plats de Résistance".

Marc Vanhellemont est un journaliste belge travaillant pour divers magazines en Belgique et en France. Incontournable, sauf par la face nord.

The Famous 5

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C'est grave, Docteur?

Mardi 2 novembre 2010 2 02 /11 /Nov /2010 00:52

On Saturday night we went to a 60th birthday party at El Nacional, an Argentine restaurant in the centre of Bordeaux. Recently opened it is owned and run by Hugo Naón, who used to work for ChâteauCordeillan-Bages, the stylish and swanky hotel just on the southern edge of Pauillac, owned by the Cazes family.

 The evening was a great success – the food simple and delicious and all three wines ideal for the occasion. This got me thinking more about scoring wines, particularly as I had seen the hilarious second teaser video (http://www.youtube.com/watch?v=fYOzr0YlBeM) from James Suckling that afternoon. He used to be the European Bureau Chief for The Wine Spectatoruntil July 2010 and is about to set up his own website.

ChampagneMaillarts.jpg

 There were some 40 of us and we kicked off the evening with Brut Platine, a Premier Cru Champagne from Nicolas Maillart (http://www.champagne-maillart.fr/histoire.php). This is a grower’s Champagne from a domaine in Ecueil just to the south west of Reims.  The Brut Platine was perfect for the occasion – refreshing, lemony and with some weight, although I can’t claim to have tasted it with great attention. This was the moment to greet old friends and say hello to other guests. The Champagne was there to facilitate conversation and it was soon clear that it was doing just that.

09Remuss.jpg

 Over dinner we enjoyed the 2009 Cuvée Rémus, Montlouis from Jacky Blot’s Domaine de la Taille aux Loups. Richer and softer than the very precise and fine 2008, the 2009 has immediate appeal, although long term 2008 Rémus is likely to show as the better and more complex wine. But I suspect that 2009 gave more pleasure on this evening than 2008 would have done with its more steely minerality and acidity probably proving divisive.

 With the deliciously flavoursome rack of lamb, the soft and generous but mid-weight 2007 Château l’Eglise, Montagne Saint-Emilion again was absolutely right for the occasion. 2007 was a difficult vintage but it is drinking well now – almost certainly better than other more stellar recent vintages.

07Chl-Eglises.jpg

 So three wines that might well not attract high scores when tasted in isolation from point scorers like Suckling but which were absolutely right for the evening. Suckling’s taster video brilliantly but unintentionally demolishes the zest for points and demonstrates only too clearly its vacuity. Is a soi-disant 97 or 98 or even 100-point wine really that if it doesn’t match the occasion? 

Suckling’s video shows that the point scoring approach has much in common with train spotting. Will the rise of blogs move us on from the childhood era of wine criticism? Perhaps Marvin Shamken, the proprietor of The Wine Spectator, recognised that ‘times they are a changing’ when he commented on Suckling’s departure suggesting that the magazine would be strengthened by his leaving:

 “He will be missed. We are very fortunate to have significant depth in our editorial team. Moving these tastings to New York, where we have a larger staff and better logistical control, will allow us to strengthen our coverage of these important wine regions."  

El Nacional
23 rue Rode
Bordeaux
Téléphone: 05.56.79.22.76

Jim

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Vendredi 29 octobre 2010 5 29 /10 /Oct /2010 00:06

Résonnance minérale dont on peut sentir le relief léger sur les papilles ou en remarquer le goût subtil. Je parle du vin qui coule sur la langue, évidemment, pas de goûter les cailloux ou la boue, quoique ce serait peut-être des plus instructifs. Volontaires levez-vous !

 

 

Stop délire


Le terroir c’est un truc sérieux, toute la profession en parle. Mais, comme l’écrivait Youri, un pote à nous : le plaisir du vin vient de sa diversité. Et la notion de terroir, bien qu’à prendre avec des pincettes, est l’un des garants de la diversité. Il existe partout dans le monde des vignerons qui continueront à produire des vins qui reflètent l’identité d’une région, millésime après millésime, dans un soucis de réussite et non de perfection. Plaisir, diversité et identité, voilà trois mots clés qui circonscrivent avec pertinence ce que tout amateur aime trouver et retrouver dans son verre. La production française s’en est fait le parangon !

 

Tout ça pour ça


Pour en arriver à parler des sols du Jura. Laissons pour l’instant l’oxydative production sur le côté et cherchons par facilité le goût du sol dans les chardonnays ouillés, ils nous en donnent la clé.

 

Mode opératoire


Chardonnays, issus tantôt de sols marneux, tantôt de sols argileux, apportent leur témoignage gustatif.  

Chez Alain Labet, à Rotalier, un même Chardonnay occupe une croupe marneuse recouverte d’argiles à éboulis calcaires. La marne, roche mère, affleure en partie et donne la cuvée ‘Fleur de Chardonnay’. La fraction argileuse génère ‘Les Varrons. minéral 013Comparer les deux permet de mettre en évidence les nuances aromatiques et structurelles.

Les premiers indices suggèrent une différence fondamentale entre les deux types de sols. La marne semble se trahir par le goût alors que l’argile se repère à la texture.

 

Interrogatoire

Pour confirmer ou infirmer les soupçons, interrogeons quelques acolytes.

La Beaumetteminéral 009pousse sur des marnes grises et compactes du Lias ; ‘En Billat’ sur des marnes bitumeuses ; ‘En Chalasse’ pareil que ‘La Beaumette’, mais s’expose à l’ouest plutôt qu’à l’est. ‘La Bardetteminéral 010 imite ‘En ChalasseJURA + ANDRE 2009 388en variant l’altitude. Chaque examiné confirme la piste aromatique de la marne : ail, amande et anis se retrouvent systématiquement chez chacun. Côté structure, un voile gras dissimule en partie les velléités tactiles, la finesse l’emporte sur la puissance. Le sol mixte du ‘Le Montceaut’, marne avec éboulis calcaires, apparaît comme un intermédiaire, plus sec, déjà plus tactile, aux nuances de pâte d’amande à l’anis. Il nous mène tout droit aux Varrons, venu de l’argile avec éboulis, plus costaud et granuleux sur la langue.

L’âge renforce les présomptions, l’ail et les notes anisées des 1998 deviennent flagrants. Mieux, les mêmes terroirs en version oxydatives ne peuvent plus dissimuler leurs origines marneuses, les mêmes arômes s’impriment, subtils, au travers du voile.

Ces portraits robots en mémoire, la souricière se referme…

 

Filatures


A La Combe

Filons chez le voisin Jean François Ganevat où quelques vins en fûts, entonnés selon leur parcelle, affinent les présomptions. ‘Chalasse’ sur marnes grise et blanche parle en finesse, ‘Les Grandes Teppes’ sur marne jaune qui s’effrite farine légèrement sur la langue, alors que plus haut, les vieilles vignes de la même parcelle sur le recouvrement argileux renforcent le grain minéral qui en devient perceptible.

minéral 003

Les Grandes Teppes 2000, sur marne jaune et blanche, élevé pendant 40 mois sur lies en barriques, colore sa robe d’or et de vert, au nez on perçoit le miel et le léger anisé d’une étoile de badiane. Agrume, acacias, amande se fondent dans la texture grasse du vin, un peu de poivre apparaît en fin de bouche.

 

Là au dessus


Sur les hauts de Lons le Saunier, à Montaigu, le Domaine Pignier  cultive ses vignes sur les fortes pentes des reculées* du val de Vallière et du val de Sorne. Et élève ses vins dans la quiétude chartreuse d’une cave aux ogives élancées du XIIIème siècle. Parmi les différentes cuvées, un Chardonnay Cuvée Cellier des Chartreux passe son élevage sans ouillage en foudre et en barrique ; il révèle l’origine de son sol de marne micacée du Lias par sa forte note d’amande, le micas nuance la structure par un relief tactile granuleux. En parallèle, mais ouillé en pièces cette fois, ‘A La Percenette2002,

JURA + ANDRE 2009 411

sur marne schisteuse, se parfume de brioche. En bouche, ce lieu-dit du val de Vallière taquine les papilles d’un grain délicat, où l’anis et le gras enrobe le minéral pulvérulent, finale sur l’agrume.

 

 

*recul de la falaise dû à l’érosion provoquée par un cours d’eau

 JURA + ANDRE 2009 402

 le Cellier des Chartreux

 

Fin d’enquête

En Jura, on peut jouer au ‘flic’ et rechercher qui se cache derrière les arômes variétaux des Chardonnays. Ou plus simplement se laisser aller au plaisir de la variété et de l’identité. Le vigneron, selon sa manière de faire, y ajoute encore un regain de complexité, une première fois dans toute sa production ouillée, une seconde fois dans ses élevages en vidange.

 

Ceci reste un exercice de style, une performance gustative, qui prouve toutefois qu’il y a du fondement dans la théorie «territoriale», sans doute plus que dans le fond de la culotte de… là j’ai un trou, désolé.

 

Bye

 

Marc

 

 

 

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Dimanche 17 octobre 2010 7 17 /10 /Oct /2010 11:16

Avec sa permission, je poste sur ce blog la lettre de Christine Ontivero, une amie commune de la plupart des 5, à Christelle Ballestrero, journaliste à France 2, à propos d'un article que cette dernière signe dans Version Femina (voir ci-dessous).

Version-Femina.jpg

L'article incriminé

 

Bonsoir Madame,

C’est toujours délicat de faire remarquer à un journaliste qu’il est mal informé, mais la lecture de votre article ci-joint intitulé “Vin et Santé, la fin du mythe” ne peut pas rester sans réponse de ma part.
Je suis attachée de presse, spécialisée dans le vin depuis 29 ans, et je pense donc bien connaître le sujet ce qui, si vous le permettez, ne semble pas être votre cas.

Vous écrivez :”aujourd’hui, il est difficile de trouver un vin de table au-dessous de 12°. Et les appellations sont de plus en plus nombreuses à proposer des 13, 14, voire 15° comme les vins du Languedoc”. Jusque là tout va à peu près bien. Mais ... vous dérapez dangereusement dans ce qui suit :
“L’explication ? Pour des raisons économiques, on a considérablement raccourci la durée de macération des raisins“ (où avez vous trouvé cette information fausse et archi fausse?) “avec, à la clé, une moins bonne qualité”.
Depuis combien de temps n’avez-vous pas dégusté de vins du Languedoc ? 
 Le pire et le plus grave qui mérite un rectificatif  de votre part  est cette dernière phrase :
“auquel on doit ajouter des produits chimiques et du sucre de betterave (qui
élève le taux d’alcool) pour le stabiliser et lui permettre de se défendre contre les bactéries, entre autres”.
Vous êtes journaliste n’est-ce pas ? Donc, normalement, vous devriez vérifier vos informations ou alors, je n’ai rien compris au métier.
Si vous aviez vérifié, vous auriez pu apprendre que le Languedoc-Roussillon est l’une des rares régions qui n’a pas le droit “d’ajouter du sucre” comme vous dites, ce qui, en langage professionnel, s’appelle la chaptalisation, autorisée dans bien d’autres régions comme Bordeaux, Bourgogne, etc...

Tout le monde a droit à l’erreur mais quand les erreurs sont aussi graves, on ne peut pas laisser passer.

Concernant le cancer, on lit et on entend bien des choses contradictoires. Je peux en tout cas vous apporter mon témoignage personnel.

Il vaut ce qu’il vaut, mais il est authentique.

Mon mari, journaliste spécialisé en vins, a dû être opéré, voici un an et demi d’un double cancer: prostate + vessie. L’intervention s’est déroulée à Montpellier où les hôpitaux sont très réputés pour leur connaissance de
cette maladie. A force de lire et d’entendre tout et n’importe quoi, vu que mon mari boit en moyenne 3 verres de vin par repas, j’ai fini par me persuader que le vin était peut-être l’une des causes de sa maladie. Sans le lui dire, j’ai appelé le chirurgien en lui demandant s’il ne se mettait pas en danger en buvant “autant” de vin. La réponse a été très claire : “Mais madame, ça n’est pas beaucoup”. Le jour où il a quitté l’hôpital, il a lui-même demandé  au professeur responsable du service urologie, un ponte en la matière : “Est-ce que je peux continuer à boire du vin”. Ce dernier lui a répondu “j’y compte bien”. Les chirurgiens qui opèrent des cancers tous les jours seraient-ils irresponsables ?

Ca fait mal de lire des informations aussi fausses concernant le Languedoc, région où il y a quantité de bons vignerons.
Vraiment, ils ne méritent pas ça !

Salutations

Christine Ontivero

Petit commentaire

Ce genre d'articles illustre à merveille un désolant paradoxe: ce sont les journalistes qui en savent le moins sur le vin qui touchent le plus large public, et colportent ainsi le plus de fausses informations.

Sans aller jusqu'à suivre Coluche et son "pinard obligatoire", on souhaiterait qu'un minimum de "connaissances pinard" soit obligatoire pour ceux qui choisissent de parler du vin - après tout,  personne ne les y oblige, et qu'ils n'en dégoûtent pas les autres en lui faisant de mauvais procès...

Hervé Lalau

Par les5duvin - Publié dans : C'est grave, Docteur?
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POURQUOI CE BLOG?

Ce blog est né de l'heureux hasard d'une rencontre, en 2010, au Salon des Vins de Loire d'Angers, autour d'un verre de rosé de Bourgueil - celui de Pierre Jacques Druet. Il y avait là cinq "plumitifs" du vin. Le rosé aidant, l'idée a germé de créer un espace commun.
Parce qu'à cinq, on peut aborder plus de thèmes.
Parce qu'on peut débattre.
Parce qu'on peut partager. Des coups de coeur, des coups de gueule, de l'expérience.

Et qu'est-ce que le vin sinon une boisson de partage?


De ces cinq, certains sont déjà des blogueurs confirmés, d'autres non.
Comme il y a les 5 sens, il y  a maintenant les 5 du Vin.


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