Présentation

Les auteurs

David Cobbold (Connaître & Apprécier, Eccevino, BFM...) est le plus français des journalistes anglais du vin, ou vice versa. Il a reçu en 2011 le Wine Blog Trophy pour son blog More than just Wine

Jim Budd, sujet de sa Gracieuse Majesté, est journaliste pour diverses revues britanniques. Amoureux des vins de Loire, il leur consacre un blog, Jim's Loire, primé en 2009 du Wine Blog Trophy.

Hervé Lalau est un journaliste français travaillant pour divers magazines et sites français, belges et québécois. Il a également son blog personnel, Chroniques Vineuses, pour lequel il a reçu en 2010 le Wine Blog Trophy

Michel Smith est un journaliste français établi en Roussillon, travaillant pour diverses revues et guides en France. Il s'intitule lui-même "Journaliste en Vins et autres Plats de Résistance".

Marc Vanhellemont est un journaliste belge travaillant pour divers magazines en Belgique et en France. Incontournable, sauf par la face nord.

Les invités

Le samedi, les 5 du Vin accueillent des invités, et notamment: Franco Ziliani (I), Lincoln Siliakus (AUS) et Alexandre Truffer (CH).

Le Vagabond des 5

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Jim Budd's photographs are licensed under a Creative Commons Attribution-Noncommercial-No Derivative Works 2.5 UK: Scotland License.
Jeudi 7 juillet 2011 4 07 /07 /Juil /2011 00:30

Hervé, mon compagnon de blog, m’ayant volé (sans le savoir) mon sujet sur Lustau, je vais en profiter pour changer mon fusil d’épaule et répondre à ceux qui prétendent que je ne mets jamais les pieds dans les vignes et que je ferais mieux de les mettre plus souvent.

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Au bout de nulle part, le petit paradis sauvage de mes nouveaux amis... Photo©MichelSmith

Finalement, cela tombe plutôt bien car je viens de faire une de ces rencontres que j’affectionne. En effet, il faut que je vous parle coûte que coûte de mes deux nouveaux amis, Carolin et Nikolaus Bantlin. Je les connaissais déjà un peu et j’avais évoqué sur cette même toile, à ses débuts, l’une de leurs cuvées fétiches, « Le Roi des Lézards », dans ma désormais célèbre rubrique dominicale consacrée au Carignan et que vous pouvez toujours relire ICI si le cœur vous en dit. Voilà, j’avais une envie folle de les revoir, de me familiariser avec leur histoire et d’en profiter pour redécouvrir Fitou, afin que je puisse vous en parler une autre fois. Une folle envie de crier mon amour pour des gens qui sont allés au bout de leurs rêve.

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Nikolaus et Carolin, mes nouveaux amis... Photo©MichelSmith

Ce matin-là, lundi dernier, j’étais convié, en compagnie de restaurateurs venus de la Catalogne espagnole, à une balade dans leurs vignes. Figurez-vous que, 48 heures après, j’en rêve encore tellement ma tête est pleine de ces paysages minéraux battus par les intempéries. Rendez-vous tout en haut du village de Fitou (Aude) où sont installés Carolin et Nikolaus avec leurs deux jeunes garçons. Nous sommes rapidement entassés dans un vieux 4x4 paysan tout crotté et partons en route quelque part vers Opoul-Périllos (D.9) en direction du paradis. Puis, sur un chemin défoncé à main gauche, la piste nous conduit tout droit aux vignes des Blantin, le Plat de l’Œil, un sommet de 181 m d’altitude d’où la vue sur le golfe du Lion et le Roussillon est saisissante. Car, sans y prendre garde, nous avons traversé une frontière et sommes passés de l’Aude aux Pyrénées-Orientales, du 11 au 66 si vous préférez. Là se situent les vestiges du Mas Dach qui dominent une vaste cuvette de vignes de grenache, carignan, muscat et syrah « parce qu’à l’époque on nous disait qu’il fallait en planter »...

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Pour le casse-croûte, ce bel abri contre la tramontane construit par les Bantlin. Photo©MichelSmith

Visite rapide des lieux qui abritent une ribambelle d’outils agricoles, dont deux vieux chenillards restaurés par Nikolaus, une grande table en bois, des bancs et de quoi faire des repas entre amis à l’ombre des figuiers. Un petit col à franchir et notre troupe, après une courte randonnée où chaque pas fait jaillir des effluves de thym frais, débouche sur un autre cuvette où le vert tendre des vignes tranche sur le gris des cailloux calcaires. Une aubaine, ces cailloux que Carolin et Nikolaus se sont empressés, au fil des ans, d'entasser en de petits murets, un peu comme ceux que l’on devine encore, par endroits, et qui servaient d’enclos pour rassembler les moutons que les espagnols venaient acheter jadis. Aidée probablement par les mains attentionnées de mes amis, la nature s’est progressivement nichée par endroits bien à l’abri au creux des murets. De froides goutes de pluie mouillent nos bras nus qu’une bourrasque de vent tente d’assécher aussitôt. De temps en temps, un bref rayon de soleil illumine le causse pierreux copieusement parsemé de buis et de romarin. Des rectangles de vignes entrecoupés de friches, çà et là quelques genévriers, une maigre pinède, des oliviers, des amandiers et des figuiers de toutes sortes parachèvent le décor. Carolin parle volontiers de ses sauges qu’elle a disposées un peu partout dans la rocaille et de ses ruches, sa dernière passion qui lui vient d’un ami apiculteur. De son côté, Nikolaus sautille tel un sorcier remerciant la pluie tant attendue. « Fantastique ! Génial ! » hurle-t-il à tue-tête alors que nous longeons ses vieilles vignes de grenaches gris impeccablement dressées à hauteur d’homme comme des rangées d’arbres nains. « Regarde comme elles sont belles… » me lance le sorcier dont le masque affiche le regard attendri d’un amoureux transi.

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Nikolaus aime la pluie ! Photo©MichelSmith

Il semblerait que ces vignes qui se trémoussent au vent chuchotent parfois entre elles. Ça, c’est Nikolaus qui le pense. Il en est même convaincu, fier qu’il est, avec l’aide de Carolin, de les avoir redressé une à une comme des enfants abandonnés auxquels l’on réapprendrait peu à peu à vivre. Je ne vous l’ai pas encore dit, mais ce n’est pas un hasard si le domaine qui me reçoit dans ses vignes s’appelle « Les Enfants Sauvages ». Associés à un peu de grenache blanc, les grenaches gris sont  les principaux responsables de la cuvée « Cool Moon », le blanc qui a fait l’admiration de tous au salon Millésime Bio il y a quelques années et dont le nom est inspiré par une chanson des Doors (paroles ICI et musique ICI), un des groupes musicaux préférés des Bantlin. Je pourrais vous parler des heures de ce couple étonnant - elle était architecte, tandis que lui dirigeait une fabrique de courroies - débarqué un jour à l’aube du nouveau millénaire. Ils s’intéressaient plus aux sports qu’au vin : le wind surf, le vélo et l’escalade faisaient partie de leurs passions. Un jour, sur un coup de tête, ils ont acheté une maison dans Fitou pensant en faire un point de chute pour les vacances. Puis on leur proposa cette vigne isolée qu’un vigneron local exploitait en fermage. Là ce fut le choc et Carolin, la plus sérieuse et la plus pragmatique du couple, dit à son mari : « C’est là que nous devons vivre ». Lui aussi était aux anges car il pensait exactement la même chose.

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On en profite pour cueillir quelques tomates...Photo©MichelSmith 

Ils décidèrent de se donner deux années pour liquider leur vie en Allemagne. Le vin ne faisait toujours pas partie de leurs priorité. Il fallait d’abord restaurer une maison dans le village pour loger la famille. Ils décidèrent de tout faire de leurs propres mains. « Simple, quand on ne savait pas comment installer les chiottes, on se renseignait dans les livres ou sur Internet », précise Carolin. Une fois la maison restaurée, ils en choisirent un autre, plus spacieuse, avec un beau jardin pour y mettre la niche du chien à côté du poulailler et pour commencer un beau potager, puis y construire une serre. « Pendant longtemps on a dormi dans les gravats », se souviennent les Bantlin. Chez eux, chaque pièce a son charme. Le bois brut et la pierre, les mosaïques, les vieilles poutres réhabilitées, les armoires retapées, tout a été fait de leurs mains, y compris le sauna dans lequel ils accèdent à partir d’un escalier partant de leur chambre à coucher.

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Photo©MichelSmith

Lorsque la vigne fut libérée par le viticulteur qui, jusque là, en avait la charge, et qu’il ne restait plus que de menus travaux à faire dans la maison, Carolin et Nikolaus se mirent en tête de devenir vignerons. Pas facile en France de braver l’administration et de se lancer tout en encaissant les moqueries des voisins. Pourtant, ils l’ont fait, sans rechigner, sans se plaindre. Été comme hiver ils ont tout supporté tandis que leurs enfants construisaient des cabanes dans la garrigue. Pour s’installer jeune agricultrice, Carolin fit de nouvelles études et trouva un stage salutaire chez les Pithon, à Calce. Pour eux, ayant lu le livre de Nicolas Joly, il n’était pas question de travailler autrement qu’en biodynamie. Fort heureusement, tandis que Nikolaus potassait tous les ouvrages sur le sujet, ils sympathisèrent vite avec une brochette de biodynamistes convaincus du Roussillon dont les Gauby, Tom Lubbe ou Cyril Fahl qui les aidèrent beaucoup au début. C’est en goûtant le vin chez les uns et les autres qu’ils se décidèrent à vinifier, d’abord dans la cave d’un copain vigneron, puis chez eux dans une petite cave climatisée joliment aménagée non sans un grand sens de l’espace, de la circulation et de l’aspect pratique. Jusque dans le moindre recoin tout est soigné, tout est propre, tout est rangé. Le vin est vinifié dans deux magnifiques cuves tronconiques en ciment (Nomblot), élevé en cuve bois ou autre, tandis que le carignan a droit à un magnifique foudre autrichien de 17 hl que commercialise Thomas Teibert, également vigneron au Domaine de l’Horizon à Calce. Depuis peu, fidèles à leur philosophie de vie, ils assurent la mise en bouteille à leur rythme et en musique !

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Photo©MichelSmith

Aujourd’hui, Carolin et Nikolaus, la bonne quarantaine, aussi infatigables et bourrés d’énergie qu’au premier jour, ne maquent pas de projets. Une chose est acquise, leur vignoble ne dépassera pas 7 ou 8 hectares car ils sont conscients qu’ils ont besoin de temps pour continuer à tout faire en duo, vendange exceptée, sans faire appel à des bras extérieurs. Leurs vins sont appréciés et ils écoulent leurs bouteilles sans problèmes entre la France et l’Allemagne. Ils commercialisent leur production (20.000 bouteilles) à un prix décent, entre 10 et 15 € selon la cuvée. Leurs vins sont aussi présents dans toutes les bonnes tables des environs.

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Le matin aux Enfants Sauvages, avant le départ à la vigne. Photo©MichelSmith

Leur vœu le plus cher est de continuer à élever leurs enfants dans le bon chemin de la vie. On peut les croiser à vélo sur les petites routes des PO où ils vont rendre visite à leur fournisseur de compost ou à un ami vigneron, comme on peut les rencontrer un vendredi soir dansant frénétiquement chez Biquet, le restaurant branché de la plage de Leucate qui de temps en temps fait venir un groupe de rock du tonnerre de dieu.

Putain qu’est-ce qu’on est bien dans notre région !

Michel Smith

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Mercredi 6 juillet 2011 3 06 /07 /Juil /2011 08:09

Les sherries n'arrêtent pas de me surprendre; on croît les connaître, et ils ne sont jamais tout à fait ce qu'on pense - et ceux de Lustau en particulier.

Lundi midi, chez Jacques Marit, lors d'un Masterclass organisé par l'importateur de la marque, Bleuzé Wines, il y en a deux qui m'ont particulièrement déstabilisé.

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Les deux vins du jour

Il y avait d'abord le genre de vin qui vous fait vous poser des questions existentielles du genre: "bien ou mal, gentil ou méchant, sec ou doux?", c'était le Lustau Rich Oloroso Añada 1990

Au nez, c'était comme le dit la mention sur l'étiquette: "oloroso", odorant (et pas qu'un peu):   épices douces, cannelle, clou de girofle, figue, guignolet,  - plutôt sec, finalement; en bouche, c'était aussi comme disait la mention: "Rich", suave (une douceur de toffee anglais), des notes de bois fin, de café, de réglisse et pour couronner le tout, une superbe amertume (cacao amer), et du sucre résiduel qui se fondent pour donne au vin un surcroît de longueur dans la plénitude.  Si vous aimez aussi, dépêchez-vous, Lustau n'en a produit que 8000 bouteilles...

Et puis dans le genre "Objet Vinifié Non Identifié" total, il y avait Emilín, le moscatel de la maison

Un moscatel qui fait mentir tous les détracteurs du genre, tous ceux qui n'aiment pas les muscats anesthésiants, et j'en fais partie.

Du sucre, ici, il y en a, c'est sûr, mais il se font tellement bien. Dès le premier nez, ce vin vous désarçonne par des arômes incroyables d'agrumes virevoltants; on pense à un vino de naranja, à de l'orange amère, puis ça évolue vers le confit de cédrat, le pomelo. En bouche, c'est pour le moins onctueux, voire voluptueux, on pense à la Rome décadante, un tantinet orgiaque;  mais ce n'est en rien pâteux, ni mou, toujours grâce à la trame aromatique, cet agrume amer qui soutient le vin tout du long; en finale, on part  sur la rose. On perçoit même un petit peu d'acidité, le vin est vivant, ce qui a tout du miracle. Mais tout à la fin, j'ai cessé de lutter, d'analyser, j'ai bu. C'est fait pour ça, non?

Hervé

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Mardi 5 juillet 2011 2 05 /07 /Juil /2011 00:43

Last Thursday Yves Lambert died of cancer. He was 62 and still had much to give. 

 

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Arnaud and Yves Lambert@2009 Salon des Vins de Loire

In memory here is a report on a visit I made to the domaine in June 2009, which was first published on Jim's Loire.

 

11 June 2009

Arnaud Lambert

 

After a good lunch at Le Pot de Lapin, Henri and I headed to Saint-Just-sur-Dive and the Domaine de Saint-Just run by Yves and Arnaud Lambert. The estate is a fairly recent creation – set up in 1996 by Yves, formerly a banker. Yves, who is a cousin of Régis Neau (Domaine de Nerleux in Saint-Cyr-en-Bourg) was joined by his son, Arnaud, in 2005 after he had finished his wine studies in Bordeaux. Increasingly we are seeing a new generation take over the reins: Arnaud looked after us, while Yves was operating the fork lift.


Arnaud barrel sampling

They now have 42 hectares of vines and at the beginning of 2009 they started to convert eight of these to organic viticulture. The Lamberts have also recently concluded a 50/50 agreement with the Comte de Colbert of Château de Brézé to run their 24 hectares of vines. Although the Château de Brézé makes red Saumur (Cabernet Franc), it is best known for its whites from Chenin Blanc as are much of the vineyards around Brézé. It is here that both the Foucault brothers and Antoine Foucault have their Chenin Blanc planted.

The vineyards and Château de Brézé

Like so many producers in the Loire, 2008 was a small harvest. "Our average yield was 35 hl/ha last year," says Arnaud. "The ideal figure for us is between 45-50 hl/ha."

Domaine Saint-Just

We taste various 2008s reds and whites mainly from barrel. Probably due to his commercial background Yves has always understood the need to make his red wines soft, attractive and approachable. This shows in the 2008 Saumur-Champigny range from the Yves Lambert through the more concentrated and structured Terres Rouges and onto the top red – Clos Moleton, which is matured in 500 litre barrels with a mix of new, one year and two year old barrels. Coulée de Saint Cyr, their top Saumur Blanc, has 10%-15% of new oak. The 2008 barrel sample had attractive apricot and white flower flavours.

Then onto their successful Crémant de Loire, which is proving to be very popular in China. 20 hectares is given over to the production of Crémant in the sandy vineyards around Saint-Dive. The blend is 60% Chenin Blanc and 40% Chardonnay, which spends two years sur latte resulting in an attractively citric, fresh and delicate sparkling wine with good length. They also make a creamy, strawberry flavoured Crémant Rosé – a blend of Cabernet Franc and Cabernet Sauvignon. The blackberry and raspberry L'Ardoisier, a méthode traditionelle rouge, completes the sparkling line up. It is soft with a hint of vanilla.The Lamberts recommend it with chocolate, vanilla ice cream and red fruits.

Then a look at some still wines including the precise 2006 Coulée de Saint-Cyr (Saumur Blanc), although it has less weight than the 2008. The 2008 Les Terres Rouges (bottled at the end of April) is sooty, slightly herbal and with a touch or two of green pepper on the finish. The black fruited 2007 Montée des Roches has more concentration – 50% matures in three and four use barrels, with 50% in vat. The 2007 Clos Moleton is soft, rich and concentrated and long, although a little cloying – probably needs more time in bottle.

We finish the tasting at the winery with the fine, rich 2005 Coteaux de Saumur – a mix of apricot and ripe citric fruit, especially orange peel. This is only made in favourable vintages – 1997, 1999 and 2001 were the previous vintages, although 2001 wasn't put on the market.

The amazing troglodyte cellars@Saint-Cyr

Then it's onto the amazing troglodyte cellars that they have at their home in Saint-Cyr, which date from the 12th century. Here we taste a couple of vintages of the Coulée de Saint-Cyr – 2004 and 2000. I particularly liked the balance of rich, honeyed fruit and freshness in the 2004, which demonstrates that the best years for Loire dry whites are often the difficult vintages. Finally two vintages of Clos Moleton – 2002 and 2005. The 2002 quite classic Loire with pencil shavings and freshness, while the 2005 is as you would expect considerably weightier, more concentrated and needing some more time.


Bread oven in the cellar complex

I look forward to seeing how the Lamberts' new venture with the Château de Brézé develops.

An appreciation and an obituary from saumur-kiosque here.




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POURQUOI CE BLOG?

Ce blog est né de l'heureux hasard d'une rencontre, en février 2010, au Salon des Vins de Loire d'Angers, autour d'un verre de rosé de Bourgueil - celui de Pierre Jacques Druet. Il y avait là cinq "plumitifs" du vin. Le rosé aidant, l'idée a germé de créer un espace commun.
Parce qu'à cinq, on peut aborder plus de thèmes.
Parce qu'on peut débattre.
Parce qu'on peut partager. Des coups de coeur, des coups de gueule, de l'expérience.
Et qu'est-ce que le vin sinon une boisson de partage?

De ces cinq, certains étaient déjà des blogueurs confirmés, d'autres non.
Comme il y a les 5 sens, il y  a maintenant les 5 du Vin.

Les 5 du Vin

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