Présentation

Les auteurs

David Cobbold (Connaître & Apprécier, Eccevino, BFM...) est le plus français des journalistes anglais du vin, ou vice versa. Il a reçu en 2011 le Wine Blog Trophy pour son blog More than just Wine

Jim Budd, sujet de sa Gracieuse Majesté, est journaliste pour diverses revues britanniques. Amoureux des vins de Loire, il leur consacre un blog, Jim's Loire, primé en 2009 du Wine Blog Trophy.

Hervé Lalau est un journaliste français travaillant pour divers magazines et sites français, belges et québécois. Il a également son blog personnel, Chroniques Vineuses, pour lequel il a reçu en 2010 le Wine Blog Trophy

Michel Smith est un journaliste français établi en Roussillon, travaillant pour diverses revues et guides en France. Il s'intitule lui-même "Journaliste en Vins et autres Plats de Résistance".

Marc Vanhellemont est un journaliste belge travaillant pour divers magazines en Belgique et en France. Incontournable, sauf par la face nord.

Les invités des 5

Le samedi, les 5 du Vin accueillent des invités, et notamment: Franco Ziliani (I), Lincoln Siliakus (AUS) et Alexandre Truffer (CH).

Le Vagabond des 5

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Vendredi 4 mai 2012 5 04 /05 /Mai /2012 00:09
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Suffit de se rendre à Arvinis, ma biche, pour se rendre compte qu’il y en a, et du bon !
 
Tout d’abord Arvinis, c’est quoi ?

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C’est tout simplement un salon de vins ouvert au public. Un évènement aux horaires particuliers, puisqu’il ouvre ses portes à 16.00 pour les fermer à 22.00. Un décalage par rapport à nos bonnes vieilles foires qui préfèrent démarrer le matin. C’est suisse, c’est pas vraiment européen, c’est l’écart montagnard et ça fonctionne. On y trouve un gros septante-cinq pourcent (made in CH) d’encaveurs helvétiques. Encaveur désigne vigneron.

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En plus, le lieu est sympa et tout en bois, il appartient au chemin de fer suisse qui s’en servait autrefois comme atelier de réparation.

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J’y ai rencontré un groupe de vigneronne, la seule association au féminin de la Confédération. Fondé en 1998, Les Artisanes de la Vigne et du Vin avait et a toujours pour but de s’entraider, de se soutenir entre femme dans un monde au masculin. Le vigneron suisse serait plus macho qu’ailleurs ? Cela nous étonnerait tous, vraiment ! Le dessein réside aussi en une synergie, celle de présenter sous la même bannière des vins de femme issus de 5 cantons différents.

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Leur présidente m’a fait découvrir un aperçu de la production de chacune des 9 membres du groupe. Pas grand-chose à jeter, même rien, des Chasselas étonnants (comme le Chasselas Violet de Coraline de Wurstemberger Domaine Les Dames de Hautecourt), des spécialités délicates (c’est ainsi qu’en ce beau pays montagneux, on nomme les cépages autochtones, comme la Petite Arvine de Marie Thérèse Chappaz qui fait partie de l’association) ou encore le Gamay sauvage de Noémie Graff qui dans son Domaine Le Satyre ne fait que du rouge en Vaud (pour rappel, le Vaud est très fortement orienté vers le Chasselas).

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Je vous invite à aller voir leur site www.artisanes-vigne-vin.ch  
et j’en reparlerai très certainement plus longuement.
D’autres rencontres,

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La Cave de la Madeleine, André Fontannaz encaveur à Vétroz, en Valais, le village où subsistent les derniers arpents d’Amigne, un cépage blanc très riche en sucre, mais qu’André parvient à élaborer en vrai blanc sec avec seulement 3 g de sucre résiduel. Un très chouette Païen, qui est le nom valaisan francophone du Savagnin, Heida du côté alémanique. www.fontannaz.ch

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Toujours en Valais, le Domaine Cornulus à Savièse de Stéphane Reynard et Dany Varone qui cultivent une multitude de parcelle. Clos Mangold en Petite Arvine et Johannisberg Cœur du Clos.
 www.cornulus.ch en biodynamie.

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Pour finir plus méridional, Trenomento dell’Or, superbe domaine tessinois qui nous a fait concocté une superbe dégustation de Merlot, le cépage a été implanté dans ce canton en 1910, juste après les Bordelais. Il y est vinifié pour 5% en blanc.
 
Le salon se tient dans la petite ville de Morges, sur les bords du lac Léman. Une cité qui possède un incroyable commissariat…

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Ciao
 
 
M
    a
        r
             c
 
 
 
 
Par les5duVin - Publié dans : Le coup de coeur
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Jeudi 3 mai 2012 4 03 /05 /Mai /2012 00:07

1996 en Champagne, millésime du siècle, du siècle passé? J’en reste intimement convaincu et je goûte en plein débat présidentiel deux flacons gardés tout exprès pour me convaincre: un Roederer un peu lourdingue et un De Sousa pur Avize assez brillant en bouche, lumineux, persistant, noisette grillée en diable! Tout cela pour me mettre en route face à un débat que l’on dit décisif.

Débat gagnant, débat perdant, cela dépendra de quel côté on se place. Un autre débat est venu animer nos lignes l’autre jour. Plus de cinquante commentaires - allez, on va dire quarante si on ne compte pas ceux de David, l’auteur du papier - sur des histoires chimiques ressemblant à des petites bêtes (bretts) qui viennent vous pourrir la vie (et le vin ! et les nasaux !), et voilà que je me surprends à humer un Camembert fermier au lait cru (oui, ça existe encore) qui sent bon l’écurie du Haras du Pin, la paille chaude et la pomme à cidre de Normandie très légèrement fermentée. Eh ben, croyez-le ou non, c’est fichtrement bon ! Même quand ça pue ! Le tout arrosé d'un un Champagne blanc de blancs 1996 qui plus est Grand Cru. Ce fromage est autrement plus craquant que les saloperies industrielles que l’on trouve aux rayons crèmerie des hyper et autre super. Voilà qui est dit !

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Maintenant, revenons à nos moutons - tonton tontaine. Parlons du vin et non pas de toutes les petites saloperies qui vont avec lorsque l’on dégaine un microscope. En revanche, parlons aussi de toutes les complications qui vont avec. Tiens, par exemple, j’ai goûté hier au Comptoir des Crus à Perpignan, chez l’ami Jean-Pierre, l’un des premiers Maury Sec, celui du Domaine de La Toupie, cuvée « Prélude ».

L’appellation Maury Sec a été reconnue par décret en novembre 2011 et les premiers vins millésimés 2012 sont en vente depuis le début du mois d'Avril. Du Mas Amiel à la Cave des Vignerons de Maury, ils sont environ une quinzaine de producteurs à s’essayer à cette nouvelle appellation qui touche 2000 ha de marnes schisteuses sur Maury, Tautavel, Rasiguères et Saint-Paul-de-Fenouillet.

Le vin était bon, rien à redire, même si, en le reconsidérant, on pourrait toujours trouver de quoi critiquer un peu. Le problème n’est pas là, ni dans l’encépagement grenache/carignan, ni dans l’élevage classique, encore moins dans son goût (j’insiste sur ce mot) ou dans sa présentation. Non, le problème est ailleurs et je m’en suis rendu compte en examinant la bouteille. Le problème réside surtout dans le nom de l’appellation : Maury Sec. Le Maury Sec, encore faut-il le savoir, est un vin « normal », un rouge « classique », c’est-à-dire non muté à l’alcool neutre comme ses congénères de l’appellation Maury. Jusqu’à ces derniers millésimes, de tels vins « tranquilles » produits à Maury comme dans les communes voisines étaient des Côtes du Roussillon Villages, point final.

Disons que j’eusse préféré, mais là, je pinaille, que ce nouveau vin « sec » porte le seul nom de Maury. On va dire que je chipote, mais le qualificatif « sec » placé après Maury fait penser à un blanc (sec) alors que cette nouvelle appellation ne concerne que des rouges. Et puis, deuxième confusion, le nom de Maury existe depuis le 14 Août 1936. Il définit un vin « doux », l’une de nos plus nobles appellations dans ce registre que le monde ne nous envie plus, celui des VDN (Vins Doux Naturels), Maury que j’ose placer au Panthéon de nos vins mutés. D’où cette incompréhension supplémentaire liée à une confusion mentale anticipée par ailleurs deux années plus tôt, à Rasteau, ainsi qu’à Beaumes-de-Venise, où les vins rouges dits « normaux » ou « classiques », jadis classés Côtes du Rhône Villages afin de ne pas les confondre avec des VDN, portent désormais le nom de leur clocher. À Maury, le Syndicat du cru a cru bon d’y ajouter le qualificatif de « sec » dans un louable effort de bien différencier les deux types de vins, l’un restant muté (VDN), l’autre étant « tranquille » (non muté) donc semblable à ce qui, jusqu’en 2010, s’étiquetait sous le nom de Côtes du Roussillon Villages, point barre.

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Tout ceci pose un autre problème à mes yeux : chez nous, dans le Roussillon Catalan, mais il est vrai que Maury est une commune « à part » où l’on cause « gabatch » (langue d’Oc) plutôt que Catalan, un Banyuls, Rivesaltes ou autre Maury peut aussi être « sec ». Il désigne dans ce cas un vin particulier dont je vous causerais peut-être un jour plus en détails si vous êtes gentils avec moi. En gros, il s’agit d’un vin (grenache essentiellement) qu’on laissera « vieillir » volontairement en fûts sans ouillage (important) en le soumettant aux variations de températures jusqu’à ce qu’il obtienne ce goût (j’insiste à nouveau) de noix, de truffe, de cèpe et d’amande plus ou moins fraîche, un goût si particulier que l’on associe au goût de rancio. Ce goût (navré pour la répétition) est essentiellement dû, si j’ai bien compris ma leçon, au phénomène d’évaporation naturelle (ou part des anges) qui fait se concentrer l’alcool… et la matière, donc au passage l’acidité. On passe, par exemple, en fonction de la durée d’élevage, d’un vin titrant 13° à 17 ou 18°, ce qui ajoute autant de force, de chaleur, de structure, de fraîcheur et de complexité.

Bien sûr, les bonnes âmes me diront de ne pas m’inquiéter. On me sortira des chiffres encourageants montrant que «tout baigne». Mais, à l’image de ce qui semble se passer dans la vallée du Rhône, j’ai bien peur que ce genre de manipulation ne conduise directement à la mort définitive de nos appellations VDN qui comptent pourtant parmi les fleurons de notre viti-viniculture. Déjà que ces appellations vieillissantes ou en sommeil perdaient des pans importants de leur clientèle traditionnelle (les vieux, comme moi !) dès lors que rien n’était fait de persuasif sur le plan communication, hormis un pied dans les cocktails, l’autre dans les rosés, pour attirer les jeunes consommateurs (de 20 à 50 ans), l’appellation Maury Sec est une sorte de coup de grâce qui liquidera l’avenir des VDN, à moins d’un miracle.

L’histoire de Maury touchera-t-elle un jour Banyuls ou Rivesaltes ? Bref, la situation en Roussillon était déjà assez compliquée pour un novice - je vous fais grâce d’autres subtilités locales concernant les AOP Languedoc, Côtes du Roussillon et Côtes du Roussillon Villages – qu’au lieu de rajouter des appellations dont le nom rappelle déjà celles qui existent, on ferait mieux d’en supprimer.

Quelle était la solution pour Maury qui cherchait depuis longtemps à mettre son nom sur un vin « tranquille » ? Peut-être s’appeler Côtes du Roussillon Villages Maury ? Reste que Maury, je l’ai signalé au début, ne se considère pas comme un territoire Catalan et qu’il lui fallait, peut-être, affirmer plus encore son distinguo identitaire. C’est compliqué, le vin, parfois, ne trouvez-vous pas ? Presque autant qu’un débat sur les bretts…

Michel Smith

Par les5duVin - Publié dans : Vu de Perpignan - Communauté : Les Amis des 5 du Vin
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Mercredi 2 mai 2012 3 02 /05 /Mai /2012 00:50

J'aime le vin pour son goût, pour sa faculté à  "dire" tellement de choses variées, tellement de subtilités. Les meilleurs vins, à mon sens, sont ceux qui parviennent à exprimer le génie d'un lieu et la patte d'un producteur. Car j'aime le vin aussi pour et par ceux qui le font.

En ce sens, le vin est beaucoup plus qu'une boisson, il devient vecteur de culture. Sans compter qu'en le partageant, on s'enrichit du ressenti des autres.

Bien sûr, il y a pas mal d'angélisme de ma part, dans cette attitude.

Parce que le vin, c'est

❒  aussi,

❒ d'abord,

❒ accessoirement (cochez la case qui convient)

un produit censé faire vivre les vignerons, et autour d'eux, leurs fournisseurs, leurs revendeurs, leurs prestataires de services.

Et comme toute activité commerciale, on y trouve des gens qui respectent les règles, et d'autres qui les outrepassent.

Complètement défoncé

Je vous ai déjà parlé, il y a quelques mois, de l'histoire des concasseurs de Gevrey-Chambertin. Il s'est trouvé des gens pour dire qu'à leur avis, le concassage de la pierre, même en profondeur, n'avait rien de  répréhensible. C'est leur opinion, elle est défendable; mais il reste que le cahier des charges de l'Appellation Gevrey-Chambertin le prohibe; alors je trouve choquant que certains s'octroient le droit de faire ce que s'interdisent tous les autres, ceux qui respectent la loi commune. D'autant que cette loi est celle des vignerons, elle n'a pas été imposée par un quelconque pouvoir lointain (d'ailleurs, d'autres AOC admettent cette technique) mais pas les vignerons eux-mêmes.

Curieusement, jusqu'à plus ample informé, ces derniers n'ont pas cru bon d'intenter une action contre leur collègue. En Corse, ça s'appelle l'Omerta. Ailleurs, on parlerait plutôt de "je te tiens, tu me tiens, par la barbichette". Et si je me trompe, détrompez-moi.

Les vignes de papier

Mais laissez-moi vous raconter une autre histoire. La scène se passe quelque part dans la vallée du Rhône. Un vigneron nous promène en voiture parmi les différents terroirs de son appellation. Dans un tournant, nous apercevons une vigne, au bord de la route et à l'orée d'un bois, sur une pente impressionnante. L'érosion est telle que les vignes, toutes jeunes, peinent à rester droites. Certaines paraissent en très mauvais état. Nous le faisons remarquer à notre guide.

Ce vigneron, qui a des responsabilités au sein de l'ODG locale, se dit choqué à deux titres; d'une part, il ne comprend pas que le propriétaire ait pu abattre le bosquet qui était planté sur la parcelle, ce qui demande une autorisation dans ce genre d'endroits où la lutte contre le feu est un problème. De l'autre, il met en doute la sincérité des déclarations de production de son collègue.

Pour notre interlocuteur, cette parcelle ne produira jamais rien ou presque, vu l'état de ses vignes. Mais elle donne à son propriétaire le droit de déclarer un certain volume, calculé selon le rendement théorique à l'hectare. Et le volume que ces vignes-là ne produisent pas, le producteur l'achetera en dedans ou en dehors de l'appellation, moins cher, sans doute, car les rendements seront bien plus élevés, et il l'incorporera à sa production. En toute illégalité, bien sûr, mais encore faudrait-il le prouver.

Ce sont donc des vignes de papier. Un type d'arnaque assez fréquent dans les AOC. Et les contrôles? Tout se passe comme si, sauf dénonciation, rien ne se passe.

D'ailleurs, toutes les grandes "affaires" de ces dernières années, la Cave de Tain, Geens, le Faux Pinot, et j'en oublie beaucoup, sont nées de dénonciations.

A se demander si en France, l'arsenal de réglementations n'est pas là pour amuser les journaleux, pendant que le vrai business se fait, pendant  que la vraie vie se déroule. The show must go on.

Vous me direz: "il n'y a pas mort d'homme" et vous aurez raison.

Aussi, souvent, je me dis qu'il vaudrait mieux moins de règles idiotes,  mais qu'on applique mieux celles qui comptent.

Tiens, pourquoi interdire aux Roussillonnais de produire un 100% carignan, quand les analyses qui pourraient prouver la "fraude" sont si couteuses que personne ne les demande? Et quelle garantie cette règle apporte-t-elle en termes de qualité?

Je lève donc mon verre à la santé de tous les vignerons au coeur pur (sous réserve d'inventaire, bien sûr)...

Hervé

Par les5duVin - Publié dans : Dans le vignoble - Communauté : Les Amis des 5 du Vin
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POURQUOI CE BLOG?

Ce blog est né de l'heureux hasard d'une rencontre, en février 2010, au Salon des Vins de Loire d'Angers, autour d'un verre de rosé de Bourgueil - celui de Pierre Jacques Druet. Il y avait là cinq "plumitifs" du vin. Le rosé aidant, l'idée a germé de créer un espace commun.
Parce qu'à cinq, on peut aborder plus de thèmes.
Parce qu'on peut débattre.
Parce qu'on peut partager. Des coups de coeur, des coups de gueule, de l'expérience.
Et qu'est-ce que le vin sinon une boisson de partage?

De ces cinq, certains étaient déjà des blogueurs confirmés, d'autres non.
Comme il y a les 5 sens, il y  a maintenant les 5 du Vin.

Les 5 du Vin

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