Présentation

Les auteurs

David Cobbold (Connaître & Apprécier, Eccevino, BFM...) est le plus français des journalistes anglais du vin, ou vice versa. Il a reçu en 2011 le Wine Blog Trophy pour son blog More than just Wine

Jim Budd, sujet de sa Gracieuse Majesté, est journaliste pour diverses revues britanniques. Amoureux des vins de Loire, il leur consacre un blog, Jim's Loire, primé en 2009 du Wine Blog Trophy.

Hervé Lalau est un journaliste français travaillant pour divers magazines et sites français, belges et québécois. Il a également son blog personnel, Chroniques Vineuses, pour lequel il a reçu en 2010 le Wine Blog Trophy

Michel Smith est un journaliste français établi en Roussillon, travaillant pour diverses revues et guides en France. Il s'intitule lui-même "Journaliste en Vins et autres Plats de Résistance".

Marc Vanhellemont est un journaliste belge travaillant pour divers magazines en Belgique et en France. Incontournable, sauf par la face nord.

Les invités des 5

Le samedi, les 5 du Vin accueillent des invités, et notamment: Franco Ziliani (I), Lincoln Siliakus (AUS) et Alexandre Truffer (CH).

Le Vagabond des 5

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Samedi 28 avril 2012 6 28 /04 /Avr /2012 00:08

Et voici le retour de notre polonaise préférée....   

 

 

 

Les cépages locaux, rares ou oubliés ont beaucoup à gagner auprès des consommateurs modernes avides de nouveautés. N'est-ce pas paradoxal: l'ancien serait-il à la mode? Mais il faut encore transformer cette mode en valeur sure et, pourquoi pas, la faire connaître mondialement. Le sangiovese, le nero d'avola, ou encore le pinotage ont gagné leurs galons à l'international car les bons producteurs ont su en faire de grands vins. La Corse a déjà ses maîtres, mais seul un tiers des vins corses s'exporte.

 

Aviez-vous déjà comparé un vin à une mazurka de Chopin? Des cépages corses, une mazurka... Le lien est indéniable, mais lequel? Le voici. Difficile de trouver un morceau de musique aussi « ethnique » ou « autochtone ». Bon, peut-être les danses hongroises de Bartók, mais étant polonaise je voterai toujours pour Chopn ! Et pourtant : on connaît ces petits chef-d'oeuvres jusqu'au Japon. Accessibles et complexes à la fois, grands et profonds par la pure émotion qu'ils suscitent. Comme les vins dont je m'apprête à vous parler, les vins du domaine Clos Canarelli, issus des cépages traditionnels de l'Ile de Beauté.

 

 

1.-Yves-C-.JPGYves Canarelli, propriétaire du Clos Canarelli. Photo Agnieszka Kumor

 

Pour les goûter et comprendre leur histoire je suis allée à Tarabucetta, en Corse-du-Sud. Ma visite n'aurait pas pu plus mal tomber : entre le ramassage des blancs entamé le 18 août et celui des rouges prévu pour le 29, le calme olympien de mon hôte forçait l'admiration. Yves Canarelli est un homme passionné, et quand il ne veut pas quelque chose, ce n'est pas la peine d'insister. Mais quand il décide de vous recevoir en pleines vendanges 2011 vous avez l'intérêt à ne pas le décevoir. Et pour cause : depuis qu'en 1993 il a repris le Clos Canarelli de son grand-père, Jean-Baptiste, il a fait de ce domaine familial le fleuron du sud de l'île. Là, sur les 28 hectares situés sur un plateau granitique, il a atteint un très haut niveau dans sa viticulture grâce, en partie, aux variétés anciennes. La propriété se trouve en aire d'appellation Vin de Corse Figari, mais Yves Canarelli n'hésite pas à sortir certains vins de cette catégorie quand les normes ou les cépages admis dans le décret ne correspondent pas à son projet. Quant à sa cave, conçue et bâtie à son goût, les mots d'ordre qui y règnent sont : l'intelligence, la précision, et une perpétuelle remise en question.

 

4.-Le-chai-hyper-moderne.-Photo-Agnieszka-Kumor.JPG

Le chai hyper moderne. Photo Agnieszka Kumor

 

C'est dans le chai que nous commençons notre visite. Le tout nouveau pressoir pneumatique avait été livré ce matin-là. Les deux autres travaillent à plein régime. Le jus claire et aromatique coule à flot. L'après-midi tend déjà vers la soirée, les traits sont tirés, mais on ne pense pas au repos. On doit encore remplir les cuves avec le jus pressé auparavant. Yves Canarelli désigne les monstres en inox et les cuves carrées en béton comme des chevaux d'une écurie : son goût et sa patience feront le reste. Je découvre les cuves en béton en forme d'oeuf, de fabrication française, et les amphores produites à Vaison-la-Romaine avec de l'argile importé de l'Italie ! L'oenologue-conseil, Antoine Pouponneau, est là une partie de l'année. La vinification est ici sujet à de constantes recherches. L'élevage aussi. Une belle cave d'élevage en foudres et en barriques pour les blancs et les rouges complète le tableau.

 

 6.-La-vin-.jpgLa vinification est sujet a de constantes recherches. Photo Agnieszka Kumor

 

Car si les vins blancs ont fait la gloire du Clos Canarelli, les autres couleurs y sont produits aussi avec grand talent. Quitte à sortir certaines cuvées de l'appellation quand celle-ci brime l'invention. La gamme se décline désormais comme suit : en appellation Figari blanc (100% vermentinu), rouge (niellucciu, syrah), et rosé (sciacarellu, grenache, niellucciu), en Figari Carcaghjolu rouge (100% carcajolu néru), en Vin de Table blanc Bianco Gentile (100% biancu gentile), en Vin de Table ou Figari rouge Amphora (100% niellucciu, ou son assemblage avec sciacarellu et carcajolu néru), en Vin de Table Muscat, en Vin de France Tarra d'Orasi blanc (vermentinu, cépages blancs minoritaires) et rouge (sciacarellu, minustellu, niellucciu, cinsault et carcajolu néru). La production annuelle est de 130 000 bouteilles, dont 30% vont à l'exportation (la France sic!, le Japon, le Royaume-Uni, la Belgique et les Etats-Unis), 70% restent en Corse.

 

 

2.-A-Tara-.JPGA Tarabucetta la nature est un défit pour l'homme. Photo Agnieszka Kumor

 

Quand je touche la motte de terre rude et asséchée, je fais immédiatement le lien avec ce qui se passe dans le chai. La précision est ici à chaque étape de la production. Ces sols argilo-granitiques sont en agriculture bio depuis 2002, et en biodynamie depuis 6 ans. Mais je n'ai vu aucune vache à cornes énergisantes à l'horizon. Mon hôte avoue de l'avoir fait non seulement pour ses raisins, dont la saveur y gagne en profondeur, en acidité et en finesse, mais aussi pour la santé du vigneron. Les vendanges sont manuelles avec une table de tri dans le chai. Une parcelle cultivée en fermage, en le lieu-dit Orasi, a une particularité : ses vignes ont plus de 140 ans et n'ont pas subi le phylloxéra. Les cépages rouges et blancs poussent ensemble, mélangés selon le mode ancestral corse, pour être séparés selon la couleur au moment des vendanges et de la vinification. Produire un vin issu des pieds non greffés, Yves Canarelli n'a pas pu laisser passer une telle occasion. Il en a fait Tarra d'Orasi, une très grande cuvée. Vinifiée depuis 2008, elle était d'une année sur l'autre en constante expérimentation : les raisins ont été ramassés de plus en plus tôt pour trouver en 2011 la maturité optimale pour ce type de vin. Rang après rang nous passons en revue le reste du vignoble, les vignes sont en parfait état. Le rendement ne dépasse pas les 40hl/ha. Et c'est une véritable encyclopédie des cépages locaux et, parfois, oubliés.

 

 

3.-Orasi--.JPGOrasi, une parcelle pré-phylloxérique. Photo Agnieszka Kumor

 

 

En variétés rouges : le sciacarellu donne l'acidité et les arômes épicés, mais peu de couleur. Il entre (aux côtés du grenache) comme cépage majoritaire dans l'assemblage des rosés, mais complète aussi celui des rouges. Le niellucciu, dont les baies sont plus longues et plus épaisses, est le roi noir de la Corse. Il donne aux vins rouges la couleur, la puissance et les tannins. Il est aidé par la syrah pour son côté fruité et épicé. Mais c'est le carcajou néru (ou le carcajolu néru) qui est la vraie découverte du domaine. Yves Canarelli a sorti de l'oubli (et d'un certain mépris) ce cépage de jadis a la poulpe blanche et la peau noire ; il se distingue par ses petites grappes compactes. Sa premiere récolte a eu lieu en 2008 : la cuvée monocépage est née. C'est lui encore qui donne ce gout rare et atypique à la cuvée d'Amphora. Deux autres cépages autochtones s'ajoutent aux précédents : le minustellu et l'aléatico.

 

Du côté des blancs : le vermentinu (la malvoisie de Corse), le roi blanc de la Corse, ainsi que le biancu gentile, un cépage ancien remis au goût du jour, dont la cuvée monocépage est une réussite exceptionnelle du domaine. Suivent le carcajolu biancu et le paga debiti (littéralement : « qui paye ses dettes »). Le genovèse blanc et la codivarta, nouvellement replantés, montreront en 2012 leurs capacités gustatives. Dix hectares d'oliviers donnent de beaux fruits pour produire une huile du domaine.

 

 

Seuls les grands vins feront des cépages corses les porteurs d'un goût mondialement reconnaissable, synonyme d'un bon vin. Mais quand on sait que la France attire la part de lion des vins corses exportés, on craint que leur chemin vers le véritable international ne soit long... Oui, la Corse a déjà ses maîtres, Abbatucci, Andreani, Arena, Bianchetti, Canarelli, Imbert, Leccia, Richarme... Et aussi les disciples, comme Sébastien Poly ou Richard Spurr. Ils se donnent les moyens de leurs ambitions : faire les grands vins avec des cépages traditionnels. Est-ce que le marché leur donnera raison ?

 

 

En ce qui concerne Yves Canarelli, jusqu'au mars 2007 le prix moyen du Clos Canarelli Figari rouge dans tous les pays confondus était de 16€. Depuis sa cote est descendue, puis montée, tel un indice de la Bourse, pour dépasser les 23€ en mars 2012 (source : wine-searcher.com). Cela valait bien un nouveau caveau de dégustation, beau et confortable, où il reçoit désormais ses clients et ses visiteurs. Il ne lui manque qu'un bon site web... Visiblement, il faut encore convaincre les vignerons qu'un tel effort contribue à l'image du vin.

 

 

5.-Les-vi-.JPGLes vins „in” et „off” des appellations contrôlées. Photo Agnieszka Kumor

 

 

 

Ma dégustation au Clos Canarelli (avec prix sur "le continent")

 

Clos Canarelli Tarra d'Orasi 2008 Vin de France (rouge) 64€ : le carafage a chassé un peu de gaz carbonique. Nez original, jamais rencontré auparavant, épices douces, gingembre moulu, miel et pivoine, un vin très délicat, aérien, d'une belle structure, s'ouvrant en queue de paon, très longue finale, un brin d'acidité rehaussant la fraîcheur, un très grand vin. 18,5/20. (L'appellation Vin de France ne date que de 2009, et pourtant ce millésime 2008 est en VdF... Et alors !)

 

Clos Canarelli Cuvée Amphora 2010 Figari (rouge) 43€ : nez végétal, épices écorces (cannelle), arômes fruités (baies sauvages, airelles), notes mêlées fruitées/florales, le goût arrive progressivement, fraîcheur immédiate, texture lisse qui devient un peu rugueuse en finale, présence tannique mêlée au fruit, c'est long, voluptueux, intense et cohérent du début à la fin, aucune réduction malgré la décision de ne pas sulfiter ce vin élevé en amphores d'argile et en barriques. 18/20.

 

Clos Canarelli Figari 2010 (rosé) : un vin racé et original, d'un très haut niveau, gras, gourmand et très expressif, on y retrouve des notes de thym et de myrte, une longue finale sur le fruit. 17,5/20.

 

Clos Canarelli Tarra d'Orasi 2009 Vin de France (blanc) 60€ : à 70-80% ce vin est fait avec le vermentinu, auquel on a ajouté les cépages blancs minoritaires. Nez très aromatique, en bouche ce vin est gras comme je les aime, texture suave, généreuse. 16/20.

 

 

Agnieszka Kumor

 

collabore avec Vinisfera

 

 

 

Par les5duVin - Publié dans : Les Invités des 5 - Communauté : Les Amis des 5 du Vin
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Vendredi 27 avril 2012 5 27 /04 /Avr /2012 00:08

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Sbrinz ça ne sonne comme rien, peut-être parce que ce n’est pas humain…

 

Une légende

Les montagnes en sont fécondes, et tout y allait fort bien, les fromages en cette époque reculée approvisionnaient l’Italie voisine. Jusqu’au jour où éboulement, orages violents et succession de cataclysme privèrent de prospérité les vallées de la Suisse centrale. L’opulence avait fait oublier aux armaillis les valeurs ancestrales jusqu’à oublier l’offrande du bol de crème aux gnomes garants de l’art du fromager. Il fallut toute la candeur d’un jeune garçon de ferme pour renouer avec la félicité. Le petit peuple légendaire s’en servit comme intermédiaire pour faire se renouer les hommes avec les lois de la nature. Tout fut alors recalculé, pesé et décidé, sitôt inscrit dans ce qu’on appelle aujourd’hui un cahier des charges. Et pour éviter les discordes, on baptisa le nouveau fromage du nom du roi des Gnomes, le Sbrinz était né.

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Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le Sbrinz sans jamais oser le demander

Élaboré depuis plus de 500 ans, il ressemble au Parmigiano Reggiano. On le disait son ancêtre, mais de récentes découvertes infirment cette filiation.

C’est en Suisse centrale, dans les cantons d’Obwald, de Nidwald, de Schwyz, de Lucerne et de Zoug, plus quelques communes voisines qu’il est produit toute l’année.

Fabrication

Le Sbrinz, fromage au lait cru de vache, est emprésuré et caille à une température de 54° à 57°C dans une cuve en cuivre. La caillebotte sortie est mise en forme et pressée pendant 10 h min sous un poids de 1.200 kg. Les meules, toujours cerclées pour leur garantir la forme cylindrique, sont ensuite entreposées au saloir. Elles baignent une quinzaine de 15 jours dans une saumure concentrée à 20° Bé à une T° de 10° à 15°C. Puis, lavées à l’aide d’un chiffon grossier ou d’une brosse, elles rejoignent la salle d’affinage où elles sèchent et sont essuyées pendant une vingtaine de jours entre 12° et 18°C au sein d’une humidité relative de 60% à 70%. Le Sbrinz doit être entreposé et entretenu au moins pendant 12 mois dans son aire de production et ne peut être mis en marché qu’après 16 mois minimum d’affinage.

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Le Sbrinz

C’est un fromage à pâte extrêmement dure à croûte ferme et sèche de couleur jaune pâle à jaune doré. Il a la forme d’un cylindre légèrement convexe sur le dessus et à talon droit. D’une hauteur qui varie de 12 à 15 cm sur le bord à 14 à 17 cm en son centre. Il pèse de 25 à 45 kg pour un diamètre de 45 à 65 cm.

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Sa pâte aux grains fins et très serrés offre une texture cassante, quelques concentrations blanches de protéine et quelques rares ouvertures de 6 mm environ.
Odeur de lait chaud, de soupe à l’oignon, de crème brûlée, de vanille.

Goût de citron confit, de poire au sirop, de crème de lait, au sel bien équilibré par juste le gras qu’il faut.

 

Sa consommation

Le Sbrinz, long en bouche, offre diverses façons de le consommer : sa pâte cassante peut se débiter en brisures à l’aide d’un couteau à lame large, en rebibes, c à d larges copeaux fins d’épaisseurs qui s’enroulent sur eux-mêmes, enfin, mais là pour la cuisine en râpé.

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Il atteint sa pleine maturité vers 24 à 30 mois.

 

 

 

Et que boire avec cet olibrius ?

Et juste pour rester en dehors des choses habituelles ou connues, bref des sentiers rabâchés, voici deux accords alien pour le commun des mortels.   

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Gran Lurton Corte Friulano 2010 Mendoza Argentina

Un goût végétal raffiné s’envole dès la première bouchée, le fromage exhale d’un coup toutes ses fragrances fruitées et florales, le vin l’imite dans la foulée. Résultat : un bouquet superbe qui plane au beau milieu de l’espace palatin. De plus, les deux partenaires jouent sur les textures pour mieux nous plaire, croquant, cassant, crissant même sur la concentration de protéine côté Sbrinz. Onctuosité, fluidité et volatilité offerte par le Corte Friulano.

Mais attention ! Il faut laisser au Sbrinz le temps de se dissoudre et au vin l’investir, il suffit de bien fermer la bouche et les yeux un instant pour jouir de cette rencontre qui transporter au firmament.

 

Un Néo-Zélandais pour continuer

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Nelson Gewürztraminer Seifried 2009 New Zeeland

Qui aime les sirops, les gelées, les gourmandises raffinées sera comblé. Un rien de poivre pour encore mieux éveiller les papilles, de la liqueur d’orange, un rien de gentiane pour son apport d’amertume gracieuse, de la mirabelle, de la figue blanche, de la cardamome, de la gelée de rose, des grains de grenade, du sel iodé, du poivre, de la muscade, de l’anis étoilé, … la liste peut encore s’allonger, voilà ce que ce duo nous offre en deux ou trois goulées, une variation sur le thème du bonheur gustatif orchestré en rythme syncopé. Un plaisir sans fin, ni faim.

 

 

 

Ciao

 

                    Marc

 

 

 

 

 

Par les5duVin - Publié dans : Bonne pâte - Communauté : Les Amis des 5 du Vin
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Jeudi 26 avril 2012 4 26 /04 /Avr /2012 00:11

En préambule, je signale aux cartésiens, puristes et savants imbus de leur personne, de même qu’à tous ceux d’entre vous qui n’ont pas l’esprit à la déconne, qu’il serait temps qu’ils quittent cette page et aillent voir ailleurs. Car ce qui suit a la prétention de se présenter comme un jeu qui n’a rien de sérieux à offrir. Rien de moralisateur, non plus, et je rajouterai, histoire de clouer le bec de mes contradicteurs qui ne voient en moi qu’un complexé et recherche de buzz, que ce qui suit n’est même pas un travail de pro ! Oui, ce que vous allez lire est navrant, désolant, honteux, pitoyable, et tout ce que vous voudrez.

J’aurais pu, en effet, me réfugier derrière les statistiques de notre propre blog, faire une recherche approfondie dans les sites spécialisés, fouiller la blogosphère de fond en comble, consulter les oracles, les investigateurs de la Toile, Olif, Vincent, François, Olivier et les autres, sonder mes chers confrères des blogs patentés «glouglou», sans oublier les tréfonds de notre profession, les Bettane, Parker, Mauss ou Poussier, en appeler aux sages érudits des claviers que sont Jacques Berthomeau, Luc Charlier, David Cobbold, Jim Budd, Hervé Lalau ou Marc Vanhellemont… Oui, j’aurais pu.

Grappe-1--copie-1.jpg  

Tout compte fait, j’ai préféré m’en tenir à ma stupide idée de base qui vaut ce qu’elle vaut : quels sont les sujets («topics», pour nos lecteurs anglophones) préférés des blogueurs, les thèmes d’articles qui déclenchent le plus de passion, et qui font, par la force des choses, pleuvoir les commentaires ? Soit, j’ai assuré mon classement façon « top ten » des radios dites libres des années soixante. Si, par le plus curieux des hasard il ne vous convient pas, libre à vous de nous en proposer un autre, voire même de supprimer un sujet pour en mettre un que j’aurais - volontairement ou pas - omis de signaler. Je le répète : entre deux tours, on s’amuse et on ne s’engueule surtout pas !

 

Voici donc le Top Ten de ce qui (selon moi) fait buzzer le monde du vin :

 

1 - Les vins « natures » et autres « sans soufre » ;

2 - Les « bretts » et autres parasites du goût ;

3 - Les critiques du vin, Parker et Bettane en tête, et leurs notes ;

4 - Les primeurs, dans le sens « vente en primeur » ;

5 - Les vins bio ou pas bio ;

6 - Les vins « industriels » qui dépassent les 100.000 bouteilles ;

7 - Les rosés, leurs robes, leurs techniques ;

8 - Les foires aux vins en grandes surfaces ;

9 - Les vins de négoce et les vins best sellers ;

10-Les bouchons de liège et leur efficacité supposée.

 

Certes, j’aurais pu en placer d’autres si j’avais été plus courageux en imaginant un « top twenty » et, pourquoi pas un « top fifty » ! En me relisant, je constate aussi avec horreur que ce pourquoi on me payait il n’y a pas si longtemps encore, c’est-à-dire la simple découverte d’une région viticole, de ses vins, de ses spécialités, de ses gens, n’intéresse plus que quelques retraités comme moi. Et il en va de même pour les commentaires de dégustations que je voyais bien, au début de nos aventures récentes, capables d’occuper l’essentiel de nos interventions dans ce blog. Eh oui, les temps changent ! Très vite !

Michel Smith

 

 

 

Par les5duVin - Publié dans : Mieux vaut en rire - Communauté : Les Amis des 5 du Vin
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POURQUOI CE BLOG?

Ce blog est né de l'heureux hasard d'une rencontre, en février 2010, au Salon des Vins de Loire d'Angers, autour d'un verre de rosé de Bourgueil - celui de Pierre Jacques Druet. Il y avait là cinq "plumitifs" du vin. Le rosé aidant, l'idée a germé de créer un espace commun.
Parce qu'à cinq, on peut aborder plus de thèmes.
Parce qu'on peut débattre.
Parce qu'on peut partager. Des coups de coeur, des coups de gueule, de l'expérience.
Et qu'est-ce que le vin sinon une boisson de partage?

De ces cinq, certains étaient déjà des blogueurs confirmés, d'autres non.
Comme il y a les 5 sens, il y  a maintenant les 5 du Vin.

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