Partager l'article ! 2,99 euros: C'est samedi, vous avez peut-être déjà acheté le poulet dominical, alors voici qui vous intéressera. 2,99 euros. c'est ...
David Cobbold (Eccevino) est le plus français des journalistes anglais du vin, ou vice versa. Il a reçu en 2011 le Wine Blog Trophy pour son blog, More than Just Wine.
Jim Budd, sujet de sa Gracieuse Majesté, est journaliste pour diverses revues britanniques. Amoureux des vins de Loire, il leur consacre un blog, Jim's Loire, primé en 2009 du Wine Blog Trophy.
Hervé Lalau est un journaliste français écrivant pour diverses revues et sites français, belges, suisses et canadiens. Son blog "Chroniques Vineuses" lui a valu le Wine Blog Trophy en 2010.
Michel Smith, PourLeVin, est un journaliste français établi en Roussillon, travaillant pour diverses revues et guides en France. Il s'intitule
lui-même "Journaliste en Vins et autres Plats de Résistance".
Marc Vanhellemont est un journaliste belge travaillant pour divers magazines en Belgique et en France. Incontournable, sauf par la face nord.
2,99 euros. c'est le prix d'un poulet Label Rouge ces jours-ci chez Auchan, si j'en crois les pubs qui passent à la radio.
Il y a quelques années, grâce à Sopexa, j'ai visité des élevages Label Rouge. On m'a expliqué la valeur ajoutée du système. Les contraintes librement acceptées par les producteurs pour pouvoir proposer au consommateur des poulets de qualité, élevés en parcours libre (et non en batterie), sans antibiotiques, tués à 90 jours... Tout cela, au prix d'un moindre volume, d'un moindre rendement, et d'un prix plus élevé. Celui que les vrais amateurs sont prêts à payer.
Photo Synalaf
Habituellement, j'achète mon poulet de Loué ou des Landes Label Rouge au prix de 7-8 euros.
Le voici à moins de la moitié de ce prix. Je ne vois pas comment c'est possible. Si c'est Auchan qui sacrifie sa marge, attention à la revente à perte. Si c'est le producteur qui déstocke, attention à l'image. Dans les deux cas, je crie cou-nu, ou plutôt, casse-cou.
Et que le consommateur qui pense réaliser une bonne affaire aujourd'hui ne se fasse pas d'illusion, il y a forcément un perdant dans l'histoire. La qualité, le revenu de l'agriculteur, la crédibilité du label... Et s'il est lui même agriculteur, il le comprendra encore plus vite.
Ce n'est peut-être pas très populaire en ces temps de moins-disant économique, mais les chiffres sont têtus. Il n'est pas possible de payer la production, tous les intermédiaires et la certification à ce prix-là.
Au Synalaf, les responsables des Volailles Label Rouge que j'ai interrogés n'en peuvent mais; ils réprouvent aussi ce bradage éhonté.
Et je pense que le raisonnement est applicable au vin, bien sûr, où il existe d'autres signes de qualité, souvent tout aussi bafoués.
Longue vie au Label Rouge... à un prix raisonnable.
Hervé Lalau
Retrouvez vos chroniqueurs préférés grâce à notre fameux Calendrier
Lundi: Cobboldday
Mardi: Buddday
Mercredi: Lalauday
Jeudi: Smithday
Vendredi: Vanhellemontday
Derniers Commentaires