Partager l'article ! Carignan Story n°20, L’inflexible cuvée du Fadat de Montpeyroux: Il y aurait des tonnes à écrire sur le vigneron. Sylvain Fadat ...
David Cobbold (Eccevino) est le plus français des journalistes anglais du vin, ou vice versa. Il a reçu en 2011 le Wine Blog Trophy pour son blog, More than Just Wine.
Jim Budd, sujet de sa Gracieuse Majesté, est journaliste pour diverses revues britanniques. Amoureux des vins de Loire, il leur consacre un blog, Jim's Loire, primé en 2009 du Wine Blog Trophy.
Hervé Lalau est un journaliste français écrivant pour diverses revues et sites français, belges, suisses et canadiens. Son blog "Chroniques Vineuses" lui a valu le Wine Blog Trophy en 2010.
Michel Smith, PourLeVin, est un journaliste français établi en Roussillon, travaillant pour diverses revues et guides en France. Il s'intitule
lui-même "Journaliste en Vins et autres Plats de Résistance".
Marc Vanhellemont est un journaliste belge travaillant pour divers magazines en Belgique et en France. Incontournable, sauf par la face nord.
Il y aurait des tonnes à écrire sur le vigneron. Sylvain Fadat a démarré dans l’indifférence la plus totale à la fin des années 80 avec un BTS viti-oeno en poche, 70.000 F, deux citernes de camion, un groupe de froid et quelques amis fidèles. Sans oublier 4 ha de vignes, dont 3,5 ha d’un Carignan cinquantenaire qu’il savait exceptionnel et qu’il aurait arraché, comme d’autres à l’époque, s’il n’avait pas écouté sa conscience.
Première médaille d’or avec le millésime 1990 pour un vin baptisé « Le Carignan » vinifié en plein air et
vendu toujours un poil plus cher que son Coteaux du Languedoc « classique » histoire de faire un ultime pied de nez aux « appellationnistes » qui refusent toujours et encore
l’AOC à l’un des seigneurs du Midi. Depuis plus de 20 ans, aux pieds du Larzac comme ailleurs, le vieux Carignan a pourtant fait ses preuves.
Je reviendrais plus en détail – et je l’espère en une verticale – sur cette cuvée aussi magistrale qu’inflexible car, à mes yeux, elle devrait servir de référence à tous ceux qui aujourd’hui
abordent ce cépage avec curiosité.
J’ai volontairement gardé plusieurs millésimes de ce vin, grâce à la complicité de son auteur, et je ne me lasse pas, de temps à autre d’en ouvrir un flacon histoire de le surprendre dans son évolution. Le dernier en date, un 1995, faisait preuve d’une revigorante jeunesse. Robe intacte sans traces de vieillissement, droit, bien épaulé en bouche, structuré, complet, ce Vin de Pays du Mont Baudile tiré à 12.000 exemplaires et 700 magnums est un petit monstre de finesse qui se conserve aisément 48 heures une fois entamé. Délicieux sur un petit gibier, genre grives ou bécasses. Le 2008 est aujourd’hui commercialisé à 15 € mais il reste à la vente un 1998 à 27 €. Allez rendre visite à ce personnage cet été, vous ne le regretterez pas. En outre, il vient d’ouvrir des gîtes (ICI) à deux pas de la cave !
Michel Smith
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