Partager l'article ! Carignan Story n°49 : la belle histoire du Clot de l’Oum: Éric et Lèia Monné, jeune couple attachant fortement ...
David Cobbold (Eccevino) est le plus français des journalistes anglais du vin, ou vice versa. Il a reçu en 2011 le Wine Blog Trophy pour son blog, More than Just Wine.
Jim Budd, sujet de sa Gracieuse Majesté, est journaliste pour diverses revues britanniques. Amoureux des vins de Loire, il leur consacre un blog, Jim's Loire, primé en 2009 du Wine Blog Trophy.
Hervé Lalau est un journaliste français écrivant pour diverses revues et sites français, belges, suisses et canadiens. Son blog "Chroniques Vineuses" lui a valu le Wine Blog Trophy en 2010.
Michel Smith, PourLeVin, est un journaliste français établi en Roussillon, travaillant pour diverses revues et guides en France. Il s'intitule
lui-même "Journaliste en Vins et autres Plats de Résistance".
Marc Vanhellemont est un journaliste belge travaillant pour divers magazines en Belgique et en France. Incontournable, sauf par la face nord.
Éric et Lèia Monné, jeune couple attachant fortement inspiré par dame nature, lui originaire de Perpignan, elle du Brésil (Sao Paulo) mais avec un père Japonais, font partie de ces merveilleux fous non volants qui décident de s’enraciner dans les terres du Roussillon. Je suis heureux, parce que plus ça va et plus je découvre ce que je soupçonnais déjà en débarquant, il y a plus de vingt ans, à savoir que le Roussillon est capable d’envoûter les amoureux des belles et bonnes choses au point de les attirer comme araignée dans sa toile ou comme la guêpe dans la poire bien mûre.
Dans cette nouvelle belle histoire, Éric, Lèia et leurs deux enfants, se sont installés à Bélesta-la-Frontière, un bled dont je vous ai déjà causé à maintes reprises. Ils y ont acheté quelques vignes en 1995 par pur «coup de foudre esthétique» en livrant leurs raisins à la coopérative. Puis, ils ont financé leur installation, ont fondé le Clot de l’Oum et se sont mis à vinifier à partir de 2001 tout en convertissant le vignoble en agriculture biologique, avec certification à la clé en 2003. Éric travaille comme ingénieur à l’Office Européen des Brevets, à La Haye aux Pays-Bas, mais il a rencontré Lèia à Berlin alors qu’il travaillait déjà pour l’OEB. «Nous n’avions, à l’époque, aucune connaissance en œnologie, raconte Éric. Mais nous partagions une passion pour la cuisine, ce qui nous a beaucoup aidé par la suite. Lèia, qui est assez perfectionniste, a beaucoup d’intuitions pour tout ce qui touche le goût des produits naturels, purs et frais par eux-mêmes… Un don indispensable lors des assemblages».
Je connais le couple Monné depuis pas mal de temps pour l’avoir rencontré dans quelques salons et foires bio. Je m’étais promis d’aller les voir chez eux. Las, comme toujours happé par des obligations qui s’empilent les unes sur les autres, j’ai zappé, comme on dit maintenant, le rendez-vous que je m’étais promis de fixer. Jusqu’au jour où je les ai retrouvés dans mon antre, le Bistrot des Crus, où ils viennent de temps en temps se payer du bon temps. La rencontre a commencé avec un «Granito Vivo» 2007, «carignan majoritaire et pur granit». Mais c’est le «Carignan Novo», la toute nouvelle cuvée de l’estimé domaine du Clot de l’Oum, qui a retenu mon attention. «Une poussière de granit», disent joliment Léia et Éric. «Un instant de garrigue», ajoutent-t-ils encore. Ou une «bossa nova de fin de vendanges», histoire de rappeler les lointaines origines de Lèia.
Vignes de 50 ans, 3.000 bouteilles en vente au prix de 16 € départ cave, on sent au nez la présence discrète du bois (12 mois d’élevage en barriques « très usagées »), mais il est vrai que ce boisé est souvent imputable aux essences de garrigue environnant les vignes. Le vin est encore très jeune et il le fait savoir en affichant une acidité bien appuyée, rehaussée par des notes de fruits frais, de garrigue et de pierres brûlées, sur une belle texture laissant une impression gourmande et juteuse. Des tannins très légèrement amers ferment la bouche, tandis que la longueur est assez impressionnante. Pour bien faire, il faudrait attendre ce carignan encore 4 à 5 années afin que la finesse qui s’annonce prenne le dessus sur l’ensemble.
Un beau vin en conclusion qui me donne envie de réécouter Pierre Barouh, le poète-musicien le plus brésilien de France et qui, comme par hasard, s’est pris de passion pour le Japon. Saravah !
Michel Smith
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Hélas – pour moi sans doute, lui s’en fout et il a bien raison – entre M. Monné et moi, Michel, c’est l’eau et le feu. Nous nous sommes rencontrés une seule fois, à Schaerbeek, vers 2003-2004, dans les caves d’une ancienne brasserie où son importateur tenait « portes ouvertes communes » avec quelques collègues et un chocolatier artisanal. Il a essayé de me vendre des vignes et m’a expliqué, à mots feutrés, comme il avait tout compris. Il vend une part importante de sa production ... en Hollande et gère – très bien – le domaine. Il est séduisant, mesuré, bien habillé, un gentleman du 21ème siècle en somme. Il n’y a de ma part ni animosité ni jalousie, simplement, tu l’auras compris, un antagonisme foncier et qui ne repose sans doute sur pas grand chose. Tough shit !
Je suis moins amateur de Stacey Kent, un pur produit du marketing Blue Note. Je l’ai vue sur scène aux « Gentse Feesten » il y a quelques années : un joli petit brin de voix (genre Liane Foly, sans plus, même pas la moitié de Mauranne) et un phrasé délicieux, mais il y a 100.000 Noires dans les églises de Harlem qui chantent mieux qu’elle. Simplement : « Black music, white money » : Blue Note veut de la Blanche, pas du black. On avait déjà connu cela avec Diana Krall (excellente pianiste par ailleurs). En plus, elle s’habille comne Vanessa Paradis mais aurait plutôt le look de Roselyne Bachelot (sans son vaccin anti-grippe).
Écoute mon vieux potos, on ne peut pas plaire à tout le monde... Pour une fois je laisse de côté le vin et je vais me pencher sur le cas Stacey. Elle n'est pas très belle, je te l'accorde, mais sa voix et son petit accent ont quelque chose d'aguichant... en tout cas, c'est l'effet que ça me fait ! Rien à voir avec DK qui se la joue de plus en plus star. Et puis, faut pas toucher à Vanessa Paradis. C'est une fille super que plein de gens voudraient faire passer pour une pétasse alors qu'elle est simple et nature... Stacey et Vanessa, ce ne sont pas des grandes voix, mais ce sont des voix qui touchent juste là où il faut, au sentiment. Mais Barouh et Gainsbourg, ou Reggiani et Aznavour étaient critiqués pour la médiocrité de leurs voix. Ils avaient le talent en plus. Donc touche pas à Stacey et encore moins à Vanessa ! Bon voilà, c'était la minute cancans de Perpignan...MS
Pour Miss Kent, le problème est qu’on la présente comme une grande diva du Jazz et qu’elle se la pète un peu. En la comparant à Foly, je ne la rabaisse pas : elles ont toutes deux un certain talent .... mais plutôt pour la variété, « l’easy listening » !
Et pour le vin, tu as compris que j’étais plutôt de ceux qui disent bravo au Clot de L’Oum et qui pensent que plus il y aura de domaines pareils dans les P.O., mieux nous nous porterons tous ! Les affinités, après, c’est autre chose. Tu sais que je pratique le « parler vrai ».
Allez, vive le bon carignan ! Tiens, à propos (ou plutôt sans rapport) : viens de boire ce midi un Château Musar 1979 (mon dernier, snif) : MAGNIFIQUE.
Connais pas grand chose de Lee, mais même époque.
Il faut avouer, sans faire dans le « racisme à rebours », que Nougaro a raison : être clair de peau, ce n’est pas de chance si on veut chanter le jazz ou le blues ! Pour ce dernier, Eric Clapton y est arrivé. Mais il était tellement souvent beurré, Slow Hands, que c’en était du ... beurre noir (équivalent du « beurre noisette » dans la gastronomie en Belgique).
Ce qu’il fait de la raie est son affaire.
Une petite rmq toutefois : je ne sais pas s’il y a en musique des « choses sérieuses » et d’autres, mais personnellement, comme apparemment A. Leygnier, j’aime écouter des artistes qui exigent un effort d’attention du public comme d’eux-mêmes, qui ne se contentent pas du facile (ou apparemment facile). En outre, je n’ai jamais su danser de ma vie : ceci explique peut-être cela. Luc Charlier sur une piste de danse, c’est un peu comme un trousseau de clefs dans l’eau d’une piscine : pas la légèreté. Et dire qu’on essaie de réintroduire l’ours dans les Pyrénées !
Je sens que mes minauderies brésiliennes en énervent plus d'un... Je me range donc à vos opinions jazzistiques (et votre expertise) qui ne sauraient supporter la contradiction. Mais dans les énumérations, on oublie trop souvent de citer Anita O'Day (It Don't Mean A Thing, Stompin' At The Savoy, Taking A Chance On Love), de même que la grande Ella semble disparaître des listings... à mon grand regret. On pourrait rajouter Shirley Horn, ou (et) Sarah Vaughan, Nina Simone et, plus récemment, la Roberta Gambarini. À bon entendeur... MS
Ella est LA plus grande !
Quant aux brésilianités, on adore tous « Girls from Ipanema », même si Astrud n’avait guère de voix. Quant, à Golf Juan je crois, Ella en a fait « Boys from Ipanema », alors là !
Bon ...pom pom pee doo.
www.espritsnomades.com/sitejazz/carterbetty.html
Je ne sais pas ce qui se passe. Un coup de Ben Ali ? Pour répondre à Hervé, le jazz et la java peuvent faire bon ménage (même s'il y a parfois de l'eau dans le...gaz) alors pourquoi pas le jazz et le vin : Alain à la batterie, David au sax alto, Luc au piano et moi... au tire-bouchon.
Et LEON à l'accordéon
Faudrait avoir deux jambes de bois
Pour ne pas danser la polka ... »
En tout cas, Léon (alias Luc), il ne veut pas être au tire-bouchon !
A propos de Bossa Nova (née la même année que moi et qu’un certain JB, si j’ai bien compris), elle fut portée sur les fonds baptismaux par le plus grand jazzman français : Henri Salvador. Heureusement que Bonaparte a rétabli l’esclavage dans les Antilles, sinon vous l’auriez perdu, celui-là. Bon, et Jango, alors, me direz-vous ? Il est BELGE, putain (comme René Thomas et Philippe Catherine).
Allez, bonne soirée, je vais cultiver mon jardin d’hiver avant que Zorro n’arrive car je veux revoir Syracuse !
Faut dire aussi que Salvador a vécu la dernière guerre au Brésil. Ceci explique cela. Mais c'est surtout le film de Lelouch, un homme et une femme, qui a contribué à la relancer sur la scène mondiale... si je ne m'abuse.MS