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Jim Budd, sujet de sa Gracieuse Majesté, est journaliste pour diverses revues britanniques. Amoureux des vins de Loire, il leur consacre un blog, Jim's Loire, primé en 2009 du Wine Blog Trophy.

Hervé Lalau est un journaliste français écrivant pour diverses revues et sites français, belges, suisses et canadiens. Son blog "Chroniques Vineuses" lui a valu le Wine Blog Trophy en 2010.

Michel Smith, PourLeVin, est un journaliste français établi en Roussillon, travaillant pour diverses revues et guides en France. Il s'intitule lui-même "Journaliste en Vins et autres Plats de Résistance".

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Lundi 25 juillet 2011 1 25 /07 /Juil /2011 12:17

Et non Godot.

Notre ami retiré dans ses terres gasconnes semble éprouver quelques difficultés à poster ce matin. En attendant, pour que rien ne se perde (et surtout pas un espace de la dimension de ce blog, large fenêtre ouverte sur l'inconnu, sur la connaissance... et la dérision), voici un petit copier-coller de la question qui me taraude depuis ce matin...

Dans le dernier numéro de la Revue du Vin de France, Philippe Maurange affirme, à propos des vins rosés 2010 de Provence et de Corse: "Le rosé est un vin facile à produire et rémunérateur".

Voila deux adjectifs fort discutables, à mon humble avis.

Et vous, amis producteurs de rosé, ou simples amateurs, qu'en pensez-vous?

Hervé

Par les5duvin - Publié dans : Le Quiz de la semaine
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Commentaires

Reçu d'un lecteur alsacien: question intéressante en effet: facile à produire ... huummm?

Facile à produite, oui et non: il suffit après tout de laisser macérer ses Pinots Noirs avant de les pressurer le lendemain ... mais de là à obtenir une teinte séduisante et homogène année après année, ça c'est une autre histoire!

Et ça se complique encore avec la re-fermentation en bouteille pour les crémants !

Ph
Commentaire n°1 posté par Hervé Lalau le 25/07/2011 à 12h40
Pour en avoir pas mal discuté avec différents producteurs, j'ai cru comprendre que c'était plus délicat que réellement compliqué, la technique aidant beaucoup. Ce qui est difficile est de stabiliser la couleur, surtout d'une année sur l'autre. Ensuite, sur la question de la rémunération, c'est comme toujours : tout dépend du marché et du coût de revient ! Si le rosé ne coûte pas plus cher à produire qu'un blanc (en général il n'y a pas d'élevage et il est vendu en quelques mois), et qu'il se vend au même prix (ou alors moins cher avec de grands volumes), oui cela fait de la trésorerie pour le producteur. De toute façon si certains en produisent de plus en plus, ce n'est pas que pour les beaux yeux de leur clientèle = c'est bien la preuve qu'ils rentrent dans leur frais. Mais attendons les différents points de vue des vignerons !!
Commentaire n°2 posté par Raisin le 25/07/2011 à 14h18
Bonjour,
Vous avez bien raison de douter... Le rosé n'est pas facile à faire, sauf bien sûr à faire un vin médiocre ou encore d'en faire un sous-produit du rouge qui consisterait à saigner une cuve et à laisser faire !...
Au lieu de çà, si on est exigeant, il faut être très soigneux pour éviter au maximum les oxydations, vigilant pour obtenir la couleur souhaitée. Il faut refroidir pour mieux débourber, il faut vinifier à température contrôlée si on veut exprimer de la fraîcheur etc...
Pour celà, en effet, il faut beaucoup d'exigence et... quelques outils. De là à le déclarer "technologique", il y n'y a qu'un pas, souvent franchi ! Mais c'est une autre histoire...
Pour cette exigence qualitative, la grande majorité de mes collègues Provençaux ou Corses savent de quoi je parle. S'agissant de la rémunération de leurs rosés, je les laisserai s'exprimer eux-mêmes mais "facile et rémunérateur" sont bien souvent antagonistes...
Commentaire n°3 posté par Guy Salmona le 25/07/2011 à 14h28
Oui, un rosé, c'est assez facile à produire, par contre un bon rosé, c'est nettement plus compliqué. Déjà, il faut maîtriser la technique, le rosé, ce sont plusieurs étages technologiques, stabiliser la couleur qui convient selon l'appellation est difficile, sauf si on décolore. Il faut du froid, faire gaffe à l'oxydation. Il ne doit pas être trop acide, ni trop gras, ni ci, ni trop ça, bref, la qualité, et des rosés de qualité, il y en a, c'est difficile à faire et puis difficile à vendre, parce que plus cher que le techno-amylique!
Commentaire n°4 posté par marc vanhellemont le 25/07/2011 à 14h30
Goûtez donc le rosé de Saint-André-de-Figuières, cuvée Vieilles Vignes et vous me direz si c'est si facile que ça. "Pour faire un bon rosé, faut coucher avec la cuve", résumait un bon vigneron dont le nom m'échappe. Mais Philippe Maurange, un ami, est plus habitué aux bordelaiseries...
Commentaire n°5 posté par Michel Smith le 25/07/2011 à 15h46
. Tiens, je préfère les réactions sur ce blog-ci à celles de l’original. Il serait intéressant, ou au moins curieux, d’établir une typologie des intervenants en fonction du blog. Peut-être l’a-t-on déjà fait d’ailleurs, je suis novice.
. Salmon a raison une fois encore.
. Marc, au risque qu’on me contredise, « décolorer » un vin n’est pas facile et je ne pense pas que cela soit courant, à part sur des effervescents légèrement « rosis ». Outre le fait que le charbon activé (j’en ai utilisé beaucoup quand j’étais dialyseur, mais ceci est une autre histoire) est une saloperie à manier, il semblerait aussi que toute une paperasserie administrative y est associée. En outre, le noir animal absorbe plein de choses en plus des polyphénols colorants.
. Enfin, une anecdote (et oui, on est chez Léon et il aime le vécu) : Christine vend nos trois vins d’entrée de gamme (un rosé, un blanc, un rouge) à un prix identique à Perpignan. Généralement, les gens s’attendent à ce que le blanc coûte plus cher que le rouge (nous ne sommes pas dans une région où c’est la couleur principale), mais TOUS s’attendent à ce que le rosé soit moins cher. Ils changent heureusement d’avis après les avoir goûtés. Or, c’est le blanc qui a le rendement à l’hectare le plus élevé, et c’est le rosé qui fermente le plus longtemps, qui demande le plus de surveillance et qui est le plus difficile à « avoir propre » sans collage.
Commentaire n°6 posté par Luc Charlier le 25/07/2011 à 15h52
La typologie des deux blogs? Les 5 sont certainement plus haut-de-gamme, vu les autres signatures!

Signé: Hervé, misérable petit vermisseau de la plume ;-)))
Commentaire n°7 posté par Hervé Lalau le 25/07/2011 à 16h14
Peut-être une assemblage judicieusement proportionné du vin rouge et du vin blanc est une bonne solution...?
Commentaire n°8 posté par Jim Budd le 25/07/2011 à 17h56
@ Jim : Ô le perfide, ô le sournois ! Et si on mélangeait le « pot belge » et du Beefeater Gin, est-ce que le Tour de France ne roulerait pas plus vite ?
Commentaire n°9 posté par Luc Charlier le 25/07/2011 à 18h24
Mais Luc! On est libre de poser la question!?
Commentaire n°10 posté par Jim Budd le 25/07/2011 à 18h44
Demandez un peu à David, il l'a fait chez lui, 5% de rouge dans 90 de blanc, parmi une dégu de rosés, et il a piégé tout le monde... Et ce n'était même pas du Champagne...
Commentaire n°11 posté par Hervé Lalau le 25/07/2011 à 23h06
95% de blanc évidement, pas 90, désolé.
Commentaire n°12 posté par Hervé Lalau le 25/07/2011 à 23h07

POURQUOI CE BLOG?

Ce blog est né de l'heureux hasard d'une rencontre, en 2010, au Salon des Vins de Loire d'Angers, autour d'un verre de rosé de Bourgueil - celui de Pierre Jacques Druet. Il y avait là cinq "plumitifs" du vin. Le rosé aidant, l'idée a germé de créer un espace commun.
Parce qu'à cinq, on peut aborder plus de thèmes.
Parce qu'on peut débattre.
Parce qu'on peut partager. Des coups de coeur, des coups de gueule, de l'expérience.

Et qu'est-ce que le vin sinon une boisson de partage?


De ces cinq, certains sont déjà des blogueurs confirmés, d'autres non.
Comme il y a les 5 sens, il y  a maintenant les 5 du Vin.


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