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David Cobbold (Eccevino) est le plus français des journalistes anglais du vin, ou vice versa. Il a reçu en 2011 le Wine Blog Trophy pour  son blog, More than Just Wine.

Jim Budd, sujet de sa Gracieuse Majesté, est journaliste pour diverses revues britanniques. Amoureux des vins de Loire, il leur consacre un blog, Jim's Loire, primé en 2009 du Wine Blog Trophy.

Hervé Lalau est un journaliste français écrivant pour diverses revues et sites français, belges, suisses et canadiens. Son blog "Chroniques Vineuses" lui a valu le Wine Blog Trophy en 2010.

Michel Smith, PourLeVin, est un journaliste français établi en Roussillon, travaillant pour diverses revues et guides en France. Il s'intitule lui-même "Journaliste en Vins et autres Plats de Résistance".

Marc Vanhellemont est un journaliste belge travaillant pour divers magazines en Belgique et en France. Incontournable, sauf par la face nord.

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Recraché pour vous

Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 00:04

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Entrance to Millésime Bio


Anyone doubting the growth of interest in organic wines should look at the development of Millesime Bio, the annual organic wine fair now held in Montpellier after a number of years at different southern France locations like Narbonne and Perpignan.

The first edition was held in 1993 with fewer than 15 exhibitors and a small number of visitors. Apparently despite the few visitors the organic exhibitors found that they had sold all their wine by lunchtime and so repaired to a restaurant for lunch, so the first show which was intended to run all day turned out to be only half a day.

Now there are nearly 600 exhibitors for the 2012 edition spread over two large exhibition halls. The 2011 edition attracted 3200 visitors from 39 different countries. Organic wines have become increasingly mainstream, with a number of leading producers present.

However, unlike most trade wine fairs, it is impossible to pick out large producers from small ones as everyone has the same sized table and the bringing of anything intended to make your table look more imposing is banned. So there is none of the plush and expensive exhibitor pavilions found at shows like Vinexpo, the London International Wine Trade Fair or even at the Salon des Vins de Loire. Stands all too often designed to promote not only the company’s image but also to flatter those select visitors who are permitted to enter the inner sanctum.  

The Millésime Bio approach means that the producers and their wine hold pride of place – artifice has been stripped away. It also means less walking between producers because the tables are close together, so I was able to taste wines from 22 Loire producers yesterday, something that would have been much more difficult had the exhibitors been much more spread out.  

Next week I’ll feature some of my favourite wines from Millésime Bio but suffice to say there will certainly be some magnificent dry Chenins.

      

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The wonderfully well balanced 2006 Clos du Papillon, Château des Vaults, Savennières    

 

 

 

Par les5duVin - Publié dans : Recraché pour vous - Communauté : Les Amis des 5 du Vin
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Jeudi 3 novembre 2011 4 03 /11 /Nov /2011 00:11

À l’est de Milano, pas très loin des grands lacs du nord de l’Italie, les bulles les plus en vues dans les bistrots et les restaurants ressemblent à s’y méprendre au Champagne. Elles ne s’appellent pas « Prosecco », ni « Asti spumante », encore moins « Lambrusco », mais portent un nom connu des seuls Italiens : Franciacorta. Pourtant, il suffirait d’un signe pour que tout le monde ici utilise le mot « Champagne » pour désigner les vins effervescents de l’appellation Franciacorta. Mêmes codes, mêmes techniques, mêmes cépages (hormis le meunier côté Français ou le pinot blanc côté Italien), mêmes habillages, mêmes prix, mais pas le même terroir ni tout à fait le même climat, les vins de cette appellation de 3.000 ha qui se veut sage – elle pourrait tripler sa superficie – assurent 80 % de leurs ventes localement dans une région riche où la force du Champagne est aujourd’hui dépassée, Franciacorta oblige.

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Photo©DR

À l’heure où je suis en Champagne avec mes frères de blog, cet article vous paraîtra quelque peu provocateur. Rassurez-vous : même s’il en a l’aspect, le Franciacorta ne constitue pas une réelle menace sur l’Italie entière où le Champagne se porte très bien. Mais j’ai voulu profiter de mon récent séjour en Italie pour fraterniser avec les vins de la ville où je me trouvais, Brescia. Franciacorta tient son nom des moines de Cluny qui avaient organisé dans la région une zone franche dont on retrouve la trace dans les écrits en 1277 sous le nom de « Franzacurta ». En Europe, Franciacorta est un des rares mots qui désigne à la fois le territoire, la méthode de production et le vin. Côté bulles, il n’y en a que trois qui pratiquent la seconde fermentation en bouteilles : Champagne, Cava et Franciacorta. Cette dernière s’étend sur un territoire de 19 communes de la province de Brescia, zone où l’on peut produire aussi des vins « tranquilles » d’appellation Curtefranca, blancs ou rouges, souvent à partir de cépages internationaux tels cabernet et merlot.

  EWBCweb

C’est donc l’appellation Franciacorta qui, il y a quelques jours, patronnait la Conférence des Blogueurs Européens du Vin (#EWBC 2011#), laquelle se tenait dans la vieille cité de Brescia. On raconte que ce sont les riches industriels milanais qui ont porté les débuts de cette DOCG. Les premières bouteilles de bulles naquirent aux portes de Brescia en 1961 chez Guido Berlucchi qui reste le plus gros producteur en nombre de bouteilles (4,5 millions, mais pas tout en Franciacorta) et  qui présentait ce 14 octobre un seul flacon sans millésime - bien que baptisée « ’61 » - dans la catégorie « Satèn ». Un vin guère passionnant au demeurant. Si j’ai bien compris, « Satèn » est une marque adoptée par le consorzio pour désigner des vins réservés à une clientèle moins exigeante, moins traditionaliste. Il s’agit en général d’un brut blanc de blancs (souvent chardonnay, mais avec la possibilité de rajouter jusqu'à 50 % de pinot blanc), avec moins de pression (4,5 atmosphère au lieu de 6), millésimé ou pas, passé ou non en barriques. Les vins doivent mûrir au minimum 24 mois en bouteilles avant dégorgement, contre 18 mois pour un brut sans année, 30 mois pour un millesimato et 60 mois pour un riserva.

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Les caves de Ca' del Bosco. Photo©DR

« On est plus sévère que chez vous ! », me lance non sans malice, le directeur du Consorzio per la Tutela qui regroupe 106 producteurs totalisant 13 à 14 millions de bouteilles de bulles par an. « Nous nous interdisons de produire plus de 10.000 kg de raisin par hectare. En outre, nos bruts mûrissent 6 mois de plus qu’en Champagne et nos rosés 12 mois de plus ». Au passage, j'apprends que ces derniers, inexistants il y a dix ans, comptent aujourd’hui pour plus de 12 % de la production.

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Franciacorta est aussi la terre de Gualtiero Marchesi, l'un des papes de la cuisine moderne en Italie officiant à l'Albereta, un Relais & Chateaux de grande renommée. Photo©OlivieroToscani

Attention, car les vins de Franciacorta, comme ceux de Champagne, ne sont pas donnés : il faut compter entre 15 et 25 € pour un honnête flacon. Vous voulez frimer en débouchant une bouteille de Franciacorta ? Dans ce cas, choisissez un grand nom (beaucoup plus onéreux) se voulant l’égal d’un Krug ou Roederer. Parmi les vedettes, Bellavista, qui m’avait impressionné lors d’une première dégustation dans les années 90 par sa haute tenue, est une maison toujours aussi sérieuse. Que ce soit dans le domaine du non millésimé qui, outre le chardonnay, possède un peu de pinot blanc et noir, un vin que je trouve dense, complet et long en bouche, ou dans le cadre du millésimé cuvée Vittorio Moretti 2004 (petite majorité de chardonnay, le reste en pinot noir) dégorgé en 2010, qui était à la fois classique et brillantissime. En revanche, je n’ai pas été emballé par l’autre star du cru, Ca’ del Bosco, qui ne manque pas de classe dans la cuvée Annamaria Clementi 2003, mais déçoit quelque peu avec son Satèn 2006 un chouilla vert et manquant d’enthousiasme.

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Photo©DR

Sinon, je vous recommande chaudement le rosé brut sans année de Barone Pizzini, un vin vigoureux, efficace, marqué par une belle acidité. Tout comme celui d’Elisabetta Abrami, l’un des plus pinot noir (70 % !) si j’ai bien compris l’Italien : une certaine élégance et un fruit bien présent. Castello Bonomi m’a présenté un « Cru Perdu » (en Français dans le texte) rehaussé par 30 % de pinot noir, riche, dense et marqué par de jolies notes de miel, ainsi qu’un « Satèn » de pur chardonnay joliment porté sur le fruit. Élégance encore avec des notes grillées pour ce 2006 « Essence Brut » d’Antica Fratta, suivi par un « Essence Rosé » particulièrement persistant. Cola Battista a réalisé un 2006 frais, légèrement crémeux, droit et vif. Beau brut sans année chez Ferghettina dense, vif, petite touche noisette en finale.  Joli brut aussi chez Enrico Gatti (5g de sucre contre 6 g d’acidité) explosif, dense et long, hormis d’une légère amertume. Son « Nature » (1,8 g de sucre) est fin et frais jusqu’en finale. Vignenote se distinguait aussi par un « Satèn » 2007 franc et charmeur, doté d’une belle petite longueur. Beau « Satèn » non millésimé et pur chardonnay chez Villa Crespia Muratori.

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La bellissima Lucia Barzano... et son frère Giulio se préparent pour une partie de campagne... Photo©DR

Pour montrer l’intérêt qu’ils portent envers les blogueurs venus du monde entier, les maisons de Franciacorta s’étaient rassemblées en quatre groupes pour mieux nous recevoir dans une des belles propriétés afin de nous donner l’occasion de tester les accords mets et vins. Je faisais partie d’un groupe accueilli de fort belle manière chez Lucia et son frère Giulio Barzano au sein du Domaine Il Mosnel, une propriété de 40 ha en activité depuis 1836.

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Lucia, qui assistait aussi à la conférence en tant que blogueuse, m’a raconté qu’avec son frère elle produisait 7 cuvées différentes dont deux rosés. J’ai beaucoup apprécié son « Pas Dosé » (encore une fois en Français dans le texte, elle a aussi nommé un de ses rosés « Parosé ») qui semblait être bâti pour un saucisson chaud tant je l’ai trouvé dense, plein, brioché à souhait et surtout très frais en finale. Le « Satèn » 2007 était dense, ferme et charnu, tandis que le rosé brut était parfait de droiture et d’amplitude.

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La belle Lucia a semble-t-il été ravie d’accéder à ma demande de nous faire goûter un vieux millésime : ce fut un très beau 1990 dégorgé en 2005 et encore plein de jeunesse. Mille grazie Lucia !

 Michel Smith

Par les5duvin - Publié dans : Recraché pour vous - Communauté : Les Amis des 5 du Vin
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Mercredi 2 novembre 2011 3 02 /11 /Nov /2011 00:34

Samedi dernier, ici même, Jacques faisait allusion au dernier Vino Camp.

Il y a longtemps que ce mot me titille. On concentre qui et quoi, dans ces camps-là? Quel est le but? Quel est le thème?

Je me fais souvent violence pour quitter mes pénates et aller participer à une dégustation de Beaujolais, ou bien de vins bulgares, ou bien de vins autrichiens; j'essaie d'oublier un instant que je vais perdre deux heures dans les embouteillages et en recherche de parking; et surtout, m'énerver des conditions de dégustation: un verre dans une main, l'i Phone dans l'autre, les vins jamais à température, les bousculades, les vignerons ou leurs commerciaux qui vous expédient parce que le temps c'est de l'argent, et qu'ils sont venus chercher des clients et non des raseurs de journalistes...

Oui, j'oublie tout ça, et je pars à l'assaut en me disant que c'est une occasion de connaître de nouveaux vins et de trouver de nouveaux thèmes d'articles.

Enfin, je le fais moins souvent, ces temps-ci. Parce que je préfère et de loin aller voir sur place, dans le vignoble. Déguster en prenant le temps, assis, avec le vigneron en face de moi, et ses vignes autour pour m'imprégner de son environnement, de sa réalité. C'est pour ça que je suis allé en Savoie, le mois dernier, puis à Setubal, puis au Pic Saint Loup, ou encore à Bisseuil, chez Gonet-Médeville (le pied!), ou à Chablis, chez Brocard (idem), tout récemment. J'ai fait mon métier dans les meilleures conditions, j'ai pu mettre un visage et un paysage sur les vins, je n'ai aucune excuse si je n'en tire pas de bons articles. Et c'est ça qui me fait vivre.

Mais là, au Vino Camp, si j'ai bien compris, l'idée est de se frotter à d'autres dégustateurs, au nom de la convivialité, de l'échange, de la controverse, etc... avec des gens qu'on ne connaît pas, en plus.

Je n'en dégoûte pas les autres, (et surtout pas des lolitas)  mais franchement, à ce stade, ça ne m'attire guère.

Est-ce que j'ai tort? Vous, les amis, vous en pensez quoi?

Hervé

Par les5duvin - Publié dans : Recraché pour vous - Communauté : Les Amis des 5 du Vin
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POURQUOI CE BLOG?

Ce blog est né de l'heureux hasard d'une rencontre, en 2010, au Salon des Vins de Loire d'Angers, autour d'un verre de rosé de Bourgueil - celui de Pierre Jacques Druet. Il y avait là cinq "plumitifs" du vin. Le rosé aidant, l'idée a germé de créer un espace commun.
Parce qu'à cinq, on peut aborder plus de thèmes.
Parce qu'on peut débattre.
Parce qu'on peut partager. Des coups de coeur, des coups de gueule, de l'expérience.

Et qu'est-ce que le vin sinon une boisson de partage?


De ces cinq, certains sont déjà des blogueurs confirmés, d'autres non.
Comme il y a les 5 sens, il y  a maintenant les 5 du Vin.


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