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QUI SOMMES-NOUS?

David Cobbold (Eccevino) est le plus français des journalistes anglais du vin, ou vice versa. Il a reçu en 2011 le Wine Blog Trophy pour  son blog, More than Just Wine.

Jim Budd, sujet de sa Gracieuse Majesté, est journaliste pour diverses revues britanniques. Amoureux des vins de Loire, il leur consacre un blog, Jim's Loire, primé en 2009 du Wine Blog Trophy.

Hervé Lalau est un journaliste français écrivant pour diverses revues et sites français, belges, suisses et canadiens. Son blog "Chroniques Vineuses" lui a valu le Wine Blog Trophy en 2010.

Michel Smith, PourLeVin, est un journaliste français établi en Roussillon, travaillant pour diverses revues et guides en France. Il s'intitule lui-même "Journaliste en Vins et autres Plats de Résistance".

Marc Vanhellemont est un journaliste belge travaillant pour divers magazines en Belgique et en France. Incontournable, sauf par la face nord.

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Chiffres

Mercredi 20 juillet 2011 3 20 /07 /Juil /2011 00:26

Une étude de la Rabobank, une institution financière très active dans le secteur du vin, s'est intéressée au potentiel des vins chiliens. Ca tombe bien, Marc et moi aussi, depuis que nous avons arpenté les vignes de ce beau pays.

L'étude va plus loin que la simple collection de chiffres - ceux-ci étant plutôt positifs, avec des exportations en hausse de 17% sur le s4 premiers mois de 2011, en volume, et des prix en hausse de 7%.

L'enquête révèle en effet les menaces potentielles qui pèsent sur les producteurs chiliens; à savoir, d'une part, leur grande dépendance par rapport à certains débouchés étrangers, et notamment la Grande Bretagne, leur deuxième marché en volume, et qui plus est, un marché très peu rentable.

Et de l'autre,  la hausse du peso chilien, qui aboutit à une baisse des revenus réels des Chiliens, ceux-ci facturant en dollars. Malgré des hausses de leurs tarifs, ils ne parviennent pas à répercuter la hausse de leurs coûts de revient.

Ceci à de quoi inquiéter l'industrie chilienne, car c'est ce phénomène qui a contribué, entre autres, à plomber les exportations australiennes et sud africaines, ces derniers temps.

L'étude fait cependant part d'une certaine embellie dans le monde du vin, au plan international, notamment du côté de la France, de l'Espagne, de l'Italie, de l'Argentine... et du Chili.

Bref, selon Rabobank, le Chili, c'est une peu Jean qui rit, aujourd'hui, et Jean qui pleure... demain. Pour avoir visité ce pays et apprécié son dynamisme, je ne me fais pas trop de soucis quant à sa capacité de rebond.

Les intérêts sont trop importants pour que le gouvernement chilien ne lâche son secteur vins, et la réactivité, la créativité des winemakers chiliens est quasi-proverbiable... Même le tremblement de terre n'a pas vraiment réussi à les ébranler...

Si les secousses (économiques) actuelles peuvent inciter les producteurs chiliens à quitter un peu le "mainstream", le "middle of the Road" pour vinifier des vins plus personnels, plus risqués, plus terroités, plus caractéristiques, pas seulement des vins à exporter, mais des vins dans lesquels ils mettent leur âme et leur tempérament... alors vive ces secousses!

Hervé

Par les5duvin - Publié dans : Chiffres - Communauté : Les Amis des 5 du Vin
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Lundi 7 mars 2011 1 07 /03 /Mars /2011 00:00

people_china_z.jpg

 

My title, dear reader, is a take-off of an old Scottish song which starts like this: "The Campbells are coming, Hourra! Hourra!" My father, who had some Scottish blood, but from the Buchanan clan, used to say of it: "Bloody Campbells, they're always coming but they never arrive!" (which can of course be construed in at least two ways, as I expect our friend Luc will remind us).

The fact is that the Chinese, whose coming as investors has been announced for some time, are now definitely arriving in Bordeaux. And this could well mean a rosy future for the wines of this region whose fortunes are distinctly cleaved between the extremely rich and the sadly poor (rather like in China!). The latest purchase by a Chinese investor of a wine estate in the Médoc, announced last week, brings the total number of châteaux in the Bordeaux region acquired by Chinese investors to 6. This remains very small when compared to those who have invested from England, Ireland, Scotland, Holland, America and other countries, but it is a good start and it certainly shows that the fashion for wine, and particularly wine from Bordeaux, is more than just a flash in the pan in the Middle Empire.  It should be added that, if one includes Hong-Kong, the Chinese market became, in 2010, the largest in the world for the wines of Bordeaux in terms of value, with a figure of 333 million euros (an increase of almost 100% over the figure for 2009).

 

This latest acquisition, by a business man from Nanjing whose activites are in the field of « luxury » products (don't ask me for a definition of luxury, the term is more or less meaningless to me), concerns an obscure cru bourgeois in the Médoc, Château Laulan Ducos. The buyer has declared that not only all the wine it produces (150,000 bottles per year) will be sold in China, with packaging adapted to this market, but that he will also be selling other Bordeaux wines under the brand Laulan Ducos, and maybe acquiring other estates in the future. For Mr. Richard Shen Dongjun, «the image of French wine is Bordeaux».


This is interesting to me for three reasons. The last statement shows clearly that, at a time when the French, for various reasons, not all of them justified, are turning away from the wines of Bordeaux, their attraction is growing in their most recent and fastest-growing market.

 

china population density map

 China and population densities

 

The second is that the notion of branding is all-important in a market the size of China. 150,000 bottles form a mere drop of wine in an ocean of 1.3 billion people, and, even if one considers that the potential wine market in China may concern only a tenth of the population, that makes for 130 million wine consumers, which is twice the total population of France, children and non-drinkers included. Therefore, to have any chance of developing successfully, any brand will need volume behind it. As a result, the sole produce of one château will rarely be sufficient, and so the notion of «château = a single wine estate» will not be relevant (and indeed is not respected today, judging by the number of fraudulent labels present in this market: but that is yet another issue).

 

The third reason is that, for the time being, Chinese buyers have targeted middle-order properties in Bordeaux. Five of the six estates bought by Chinese companies or individuals have been sold for prices between 2 and 3 million euros. The other one, Château de Viaud (Lalande de Pomerol), also recently sold, was probably worth around 10 million. This signifies that, at least for the moment, the inflated prices of classified growths may suit Chinese brokers and buyers, but the ensuing land prices discourage investors, who consider that the best returns can be had from more modest estates, provided thay have names on their labels that clearly identify them with Bordeaux. Business before prestige in other words.

And concerning Château de Viaud it is worth noting that the buyer is a huge conglomerate whose principal shareholder is the Chinese state! When the Chinese government declared, a couple of years ago, that wine was going to be a national priority…

 

David Cobbold

 

 

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Mercredi 5 mai 2010 3 05 /05 /Mai /2010 00:05

Aurait-on enterré le Champagne un peu vite, balancé la boisson de la fête avec l'eau de vaisselle de la crise, si vous me passez cette métaphore boîteuse?

Et quand je dis "on", je m'inclus dans le "on", car j'ai médit des Champagnes, l'an passé, je vous le confesse. En voyant les ventes chuter, et les prix avec elles, je me suis pris à rêver d'un Champagne, peut-être pas démocratique (ne soyons pas vulgaires), mais au moins abordable.

Est-ce parce que les prix ont plongé, justement? Ou est-ce parce que le consommateur mondial ne veut pas se priver trop longtemps de ses bulles festives? Toujours est-il que les expéditions du nectar champenois au premier trimestre 2010 sont en hausse de 17% par rapport au même trimestre de 2009.

Daniel Lorson, le porte-parole du CIVC, qui avait mal à la nuque à force de faire le gros dos, ces derniers mois, peut enfin redresser la tête: "C'est le sixième mois consécutif de hausse des expéditions". Et dire qu'il y a 6 mois, en septembre 2009,  la Champagne annonçait des ventes en baisse de -19% par rapport au même mois de 2008!

Mais comment expliquer ce retournement de tendance?

Il semble que la Champagne récolte le fruit de ses efforts en matière de grande exportation, tout d'abord; les marchés extra-européens sont en très forte hausse: +57% sur le trimestre, et même +112% au mois de mars, par rapport au même mois de 2009.

Mais l'Europe aussi redémarre, avec une hausse de 25%. Voila qu'on se remet à y buller luxueux - Cava et Prosecco n'ont donc pas pris définitivement l'ascendant sur le Vieux Continent. Certes, le gros marché français est moins bien orienté (+5%), mais c'est aussi celui qui s'était le mieux tenu l'an dernier, grâce au discount forcené opéré en Grandes Surfaces.

Cette embellie ne concerne pas tout le monde, cependant, dans la belle famille champenoise; alors que les Maisons de négoce ont le sourire (leurs ventes ont redécollé de 26% sur le premier trimestre), les caves particulières, elles, faute de réseaux de distribution et de marques aussi performants, ont vu leur chiffre d'affaires baisser de 8%.

Voila, vous savez tout. Ca s'arrose. Une flute de Crémant du Jura? Il faudra que je vous en reparle, mais c'est pour une prochaine fois...

Hervé Lalau

 

 

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POURQUOI CE BLOG?

Ce blog est né de l'heureux hasard d'une rencontre, en 2010, au Salon des Vins de Loire d'Angers, autour d'un verre de rosé de Bourgueil - celui de Pierre Jacques Druet. Il y avait là cinq "plumitifs" du vin. Le rosé aidant, l'idée a germé de créer un espace commun.
Parce qu'à cinq, on peut aborder plus de thèmes.
Parce qu'on peut débattre.
Parce qu'on peut partager. Des coups de coeur, des coups de gueule, de l'expérience.

Et qu'est-ce que le vin sinon une boisson de partage?


De ces cinq, certains sont déjà des blogueurs confirmés, d'autres non.
Comme il y a les 5 sens, il y  a maintenant les 5 du Vin.


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