Présentation

QUI SOMMES-NOUS?

David Cobbold (Eccevino) est le plus français des journalistes anglais du vin, ou vice versa. Il a reçu en 2011 le Wine Blog Trophy pour  son blog, More than Just Wine.

Jim Budd, sujet de sa Gracieuse Majesté, est journaliste pour diverses revues britanniques. Amoureux des vins de Loire, il leur consacre un blog, Jim's Loire, primé en 2009 du Wine Blog Trophy.

Hervé Lalau est un journaliste français écrivant pour diverses revues et sites français, belges, suisses et canadiens. Son blog "Chroniques Vineuses" lui a valu le Wine Blog Trophy en 2010.

Michel Smith, PourLeVin, est un journaliste français établi en Roussillon, travaillant pour diverses revues et guides en France. Il s'intitule lui-même "Journaliste en Vins et autres Plats de Résistance".

Marc Vanhellemont est un journaliste belge travaillant pour divers magazines en Belgique et en France. Incontournable, sauf par la face nord.

The Famous 5

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C'est grave, Docteur?

Jeudi 2 février 2012 4 02 /02 /Fév /2012 00:48

Tous les «followers» de ce site, comme l’on dit de nos jours, tous nos amis lecteurs-suiveurs-buveurs-mangeurs-amateurs-égratigneurs savent que j’aime TOUS les vins pour peu que je puisse les boire en large quantité sans avoir à me plaindre de quoi que ce soit. Mes amis sont affranchis du fait que je n’ai pas de chapelles autres que celles dédiées à Bacchus et que je n’ai pas d’ostracisme affiché à l’égard d’autres cépages en dehors de ce diable de Carignan qui commence à faire mon e-réputation.

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Vous avez deviné tous, du moins je l’espère, que j’ai un penchant affiché plutôt vert olive pour les vins dits (je dis bien « dits ») bios (je sais, on devrait dire "issus de l'agriculture biologique") ou organiques, mais que je ne réfute pas pour autant les vins dits (je redis bien « dits ») conventionnels et que j’accepte de tremper mes lèvres dans des vins dits (oui, « dits ») natures ou naturels. Je bois volontiers du vin muté, du vin limé, du vin chaptalisé, ou du vin chauffé (en cas de crève), peut-être même sans le savoir du vin acidifié, voire aussi – qui sait - trafiqué. Tout cela pour dire que je suis du genre ouvert et même grand ouvert. Pour moi un vin est bon du moment que je vide le verre et que je partage le flacon sans me forcer ; que je l’ingère et le digère sans me cogner le crâne contre les murs quelques heures après, point pas tout à fait final.

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Mais s'il y a une chose que je ne supporte pas, c’est le manque de cohérence. J’aime la contradiction, mais je ne dirai jamais par exemple que je suis contre les fumeurs puisqu’il m’arrive parfois de fumer un cigare. De même que je ne suis pas rugbyman sous prétexte que je regarde tous les matchs du Tournoi des VI Nations à la télé. C'est ainsi que je vais plus loin en m’adressant à Thierry Julien, président de l’AIVB-LR, association sudiste organisatrice d’une édition 2012 de Millésime Bio à Montpellier, manifestation fort réussie à laquelle j’ai participé avec bonheur et dont Jim nous a rendu compte dans ses deux derniers «posts», sans oublier Marc vendredi dernier et Hervé juste avant moi. Grand merci donc à Thierry Julien assisté d’une équipe qui a fait preuve d’un réel sens de l’organisation, chose peu aisée quand le succès frappe à votre porte et que les gens qui affluent en masse après vous avoir ignoré durant des années ne sont jamais contents.

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©Alain Reynaud Pictures

Maintenant parlons du contenu. Dans ce salon qui comptait 600 exposants « certifiés », il me semble que depuis deux ans environ, 10 à 20 % d’entre eux n’ont vraiment pas leur place. Je sais en disant cela que je me mets pas mal d’amis à dos et que je m’expose à une volée de bois vert. Mais après tout, nos lignes sont également faîtes pour que tout le monde s’exprime. Donc, allez-y, défoulez-vous, n’hésitez pas à m’accuser de tout ce qui vous passera par la tête ! 

Comment concevoir, chers organisateurs de Millésime Bio, qu’un vigneron, qu’un négociant ou qu’une cave coopérative qui ne consacre qu’une partie infime de son activité à la culture de ses vignes en biologie, par exemple quelques milliers de bouteilles sur une production par ailleurs bien plus importante, puisse avoir sa place pleine et entière dans un tel salon où ses voisins les plus proches, eux, se consacrent exclusivement au travail des vins bios et vont même jusqu’à adopter une philosophie de vie conforme à l’esprit bio ? Comment un type peut-il avoir un discours en apparence éthiquement cohérent – mais commercialement efficace -, du style « Moi, Monsieur, je suis pour la protection de la planète et je vous en offre la preuve avec cette cuvée bio déclinée en rouge, blanc et rosé », alors que le même personnage ne prend qu’un risque limité dans ce choix et que le (très) gros de son activité est encore et presque exclusivement consacré aux vins dits « conventionnels », c’est-à-dire pour la plupart chargés de pesticides et d’intrants divers et variés dont il serait trop long à dresser la liste ici ? 

Eh oui, j’en ai marre que l’on nous prenne pour des couillons ! D’un côté on a des journalistes supposés intègres qui se transforment en brillants hommes d’affaires du vin et de l’autre de soit disant viticulteurs sincères qui s’affirment défenseurs de notre qualité de vie et qui pourtant n’arrivent pas à se consacrer totalement à une viticulture propre tout en s’appuyant sur elle pour développer leurs ventes. Non seulement c’est du mélange des genres, mais c’est de l’opportunisme ! Le Salon Millésime Bio est devenu en quelques années bien trop gros pour qu’on puisse en faire le tour. La preuve : en trois jours j’ai eu un mal de chien à rendre visite à une soixantaine d’exposants pour goûter leurs vins alors que le salon en compte dix fois plus. L’année précédente on y acceptait encore les domaines qui n’avaient que deux années de conversion au lieu des trois requises par la loi. Logiquement, cette année, on en est venu à plus de sagesse en n’exposant que les domaines dûment certifiés. Pour l’avenir, à mon humble avis, il devrait y avoir un autre cap à franchir : celui où ne sont exposés que les domaines ou sociétés se consacrant exclusivement au bio. Question d’éthique, de logique, de cohérence, appelez ça comme vous voudrez.

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Photo©MichelSmith

Matures & natures…

Autre thème, autre débat. Le site Winepaper.fr donne la parole au président de Millésime Bio, Thierry Julien. Dans cette interview que je vous invite à voir, rencontre filmée au cours du salon, il faut attendre près de deux minutes et la quatrième question pour entendre Thierry Julien s’attaquer aux vins dits « natures ». Et de déclarer en substance que ce ne sont pas des vins sérieux, qu’ils sont mauvais et qu’ils donnent une image faussée des vins bios. Cette réflexion que, je dois l’avouer, il m’est arrivé d’avoir par le passé m’a rappelé les années 1970 lorsque nous étions quelques happy few à boire les premiers vins bios. Ils étaient une grosse majorité de détestables, exactement comme il y a dix ans quand les « nature » ont commencé à essaimer de manière un peu brouillonne. Maintenant, si j’ose ce jeu de mots, les vins « natures » sont devenus « matures ». Certes, j’en conviens, il y a encore quantité de mauvais vins sans soufre, mais je puis affirmer ici, à l’issue de trois jours de dégustations non stop que les quelques vins dits « nature » (et il y en a chaque année un peu plus) que j’ai pu recracher lors du 19 eme salon Millésime Bio, que ces vins goûtés au début je l’avoue un peu à contre cœur, étaient ma fois excellents. Je suis sûr que Jim, comme Marc, qui participaient avec moi de manière assidue au salon peuvent témoigner de la qualité de ces vins au point que, personnellement, désormais, je réagis avec beaucoup moins d’appréhension que l’an dernier lorsque l’on me propose de goûter un tel vin.

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L'Alsacien Jean-Pierre Frick, auteur de vins sans soufre, reçoit un prix des mains de Thierry Julien ! ©AlainReynaudPictures

Ce qui me choque dans la déclaration de Thierry Julien, c’est que ce monsieur qui m'a l'air fort sympathique au demeurant, n’a pas encore intégré le fait qu’un pourcentage de plus en plus important de ses confrères vignerons bios ont envie de se tourner vers des vinifications de plus en plus équilibristes. Après tout, ça les regarde, rien de plus logique à vouloir chercher et, quitte à décevoir les scientifiques, à repousser les limites. Les choses évoluent, les vins aussi et il faut savoir regarder en face ce que l’on croyait n’être au début qu’une simple mode, qu'une simple lubie. Comment se fait-il que Thierry Julien n’ait pas remarqué qu’ils étaient de plus en plus nombreux parmi les bios à explorer les vinifications sans soufre - Jean-Pierre Frick, par exemple, depuis 1999 -, allant même jusqu’à refuser de sulfiter la vendange (lorsque l’année le permet, bien sûr) et, pour beaucoup, d’ajouter du soufre à la mise en bouteilles ? Y aurait-il désormais une scission en train de naître au sein de l’association fondatrice de Millésime Bio ? Un groupe « pro » soufre et un « anti » ? 

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On ne peut pas être président d’un salon bio et faire en même temps publiquement la chasse à certains styles de vins élaborés par ses confrères participants, sinon à vouloir se tirer une balle dans le pied ! Alors, certes, pour se dire «nature» il n’y a pas de règle écrite, pas de contrôle, pas de certification, contrairement au vin dit «bio» sur lequel il y aurait d’ailleurs beaucoup de choses à dire… Choisir de vinifier un vin «nature» demande juste un peu de courage ou de volonté et il faut du cran pour savoir user de la technique afin de repousser les limites du vin. Pour preuve, beaucoup d’œnologues s’y mettent.

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Émile Hérédia, du Vendômois, auteur d'une belle cuvée sans soufre. Photo©MichelSmith

Une chose est sûre : pour participer à Millésime Bio il faut certes être « certifié bio », sauf que « certifié » ne veut pas dire que l’on n'est pas libre de vinifier ses vins comme on l’entend. Du moment que le vin est bon, comme ce « Verre des Poètes » d’Émile Hérédia au Domaine de Montrieux, un formidable rouge issu de vieilles souches de Pineau d’aunis. Finissons-en avec les guerres de religions, avec ces disputes stériles qui divisent les amateurs et les vignerons. Pour ma part, c’est décidé depuis pas mal de temps : j’accepte volontiers les vins sans soufre... pour peu que je puisse les boire, bien sûr !

Michel Smith

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Michel Chapoutier-Photo©MichelSmith 

PS – Dans la sempiternelle guéguerre contre les « natures » et « sans soufre » de tous poils, mon ami Michel Chapoutier, qui n’a aucun scrupule de croire en Steiner, apporte son grain de poivre dans Decanter. Allez-y voir, c’est piquant, sans détour et pas très agréable pour les amateurs de vins "natures" !

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Mardi 20 décembre 2011 2 20 /12 /Déc /2011 00:22

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 Pancho Campo's MW certificate

With Christmas fast approaching now is a good time to take stock of how things stand with Campogate and Pancho, or as Robert Parker calls him, Poncho Campo MW.

When WineFutureHK 11 closed on 8th November, Campo can surely not have imagined that less than six weeks after bringing the majority of the great and good of the wine world to Hong Kong that the Institute of Masters of Wine would announce on 16th December an investigation into his conduct. An investigation that might see him stripped of his prized MW status.

Almost as, or equally, damaging for Poncho is the apparent loss of the support of Jancis Robinson MW as this twitter exchange suggests.

 

IMWfinance

 

jancisCampoTwit.jpg

 

Of course the pay for access scandal had broken well before the start of WFHK. Vincent Pousson lit the touch paper on Wednesday 26th October with the publication of the first Murcian email (4th October 2011) and Jacques Berthomeau, one of the founders of Les 5 du Vin, picked up the fuse with a column on his blog the following Saturday.

I was fortunate in having journalist Harold Heckle based in Madrid. Harold and I had worked together when Campo appeared on Interpol’s wanted list in 2009.  We were soon able to get more emails relating to the proposed visit to Murcia by Jay Miller and start to see an evident pattern emerging.

However, it wasn’t until 29th November when we were able to get the smokin’ gun email sent by Campo himself on 3rd June offering Miller at a cut price to DO Vinos de Madrid that the story got real attention.

Back to my original question where does this leave Campo? Well he already knew that he would be losing his meal ticket with Miller retiring at the end of this year. Campo must have hoped that he could organize future visits with other journalists to Spanish regions. Will many now be prepared to accept an invitation from Campo?

Equally a third WineFuture looks unlikely though Campo is nothing if not resilient and has bounced back after previous disasters.

I didn’t expect to be on Poncho’s Christmas card list but I don’t appear to be on that of Luis, the family lawyer based in Barcelona, either. Despite various threats delivered through third parties no sign even of a legal letter.

Certainly the most bizarre of Campo’s legal gambits was his suggestion that the Circle of Wine Writers could be sued by association! I’m waiting for Campo to extend this new legal ploy to people who live in my block of flats, the same street or even briefly associated while we shared a 185 bus on the way to Forest Hill (London).

 

Pancho_Campo_Jay_Miller.JPGPancho Campo MW and Jay Miller

 

What then of Jay Miller? Although Robert Parker has given his long-term associate his backing, Miller still has yet to answer questions about the cosy mix of official visits that incorporated a freelance element that allowed him to be given substantial speaking fees. It must be highly unlikely that he would have been paid fees of between $8000 to $15,000 for giving master classes to local audiences if he hadn’t also been there to taste and rate wines for The Wine Advocate.

 Then Robert Parker. Although this investigation has never been intended to be an attack on him and the Wine Advocate, his handling of this affair has been less than adept. Most notable was his insistence on continuing with his announcement of Miller’s retirement on 5th December despite a rising tide of criticism. Unfortunately for Miller, Parker’s cack-handed announcement made it look as though Miller had been sacked when actually it would seem that the retirement had been planned for some time. 

There are those who say that Campo has done nothing wrong. Instead shown ‘entrepreneurial flair and skill’ so often lacking in the wine industry. I suppose that is one way of describing demanding pay for access. Hardly new – in the 1950s it was called payola.

One intriguing new development has been the revelation that CavesMaître FRANCE, one of the major sponsors of WineFutureHK, has purloined the trademark of Groupe Castel in China. A number of years ago CavesMaître and his boss Daniel Li registered the name Castel and recently sued Groupe Castel for breaching their trademark in China. The same company also registered Rioja a few years back but has now handed this back to Rioja.  

 

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Robert Parker – flanked by Daniel Li (CavesMaître) and Pancho Campo MW + the CavesMaître logo

 

Robert Parker gave his impressive presentation of his Bordeaux magical 20 with a large CavesMaître, FRANCE logo behind him.

Rather ironic that he was praising and extolling Bordeaux in front of the logo of a company that has 'stolen' the trademark of Bordeaux's largest company. I can’t imagine Parker knew the background to this sponsor but did Campo, the organizer of WineFutureHK? After all he sells himself as an expert of the Chinese market to impoverished Spanish wine regions…         

 

DanLiRPPC.jpegDaniel Li, Robert Parker and Pancho Campo MW

  

You also have to wonder why none of the assembled journalists picked up on CavesMaître, FRANCE?

 

 

 

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Lundi 19 décembre 2011 1 19 /12 /Déc /2011 00:30

Commençons par définir les termes: en matière de vins, j'entends le mot "type" comme signifiant une couleur, un degré de sucrosité ou de pression de gaz. A l'intérieur de ces cadres larges formant des "types" de vins, les variations s'opèrent par le truchement des cépages, des climats, et, bien entendu, des méthodes de culture, de vinification et d'élevage. Ces variations donnent le style d'un vin, qui est la voie choisie, ou en partie subie (climat, cépage et autres elements plus ou moins déterninés en dehors de sa volonté) par le vigneron pour exprimer ses préférences gustatives ou son choix de positionnement d'un vin s'il opte pour une approche liée aux marchés visés.

La force du passé, c'est à dire des habitudes acquises sur un laps de temps plus ou moins long, a bâti des conventions stylistiques pour bon nombre de régions productrices dans le monde. Par exemple, un bordeaux rouge sera pluôt austère et tannique, pas forcément très expressif sur le plan de ses arômes dans sa jeunesse. Une syrah du Rhône septentrional risque de se voire attribuer des notes un peu poivrées en plus des arômes de base de fruits noirs. Une shiraz de la Barossa aura un tout autre profil, plus intense et souvent plus confituré. Et ainsi de suite...

Parfois ces conventions confinent à un enfermement dans des stéréotypes. C'est justement leur risque. Les vignerons innovants font souvent exploser les limites de ces conventions, et parfois en se faisant rejeter par leurs pairs lors des dégustations d'agrément, même si celles-ci vont, je l'espère, disparaître.

 

Chateau-des-Jacques.jpg

 

 J'ai été amené à réfléchir, une fois de plus, à ce sujet par une récente dégustation d'une série de vins de la région beaujolaise. Les vins dont je vous parle sont produits par le Château des Jacques, qui appartient à Louis Jadot et qui ont la particularité, peu habituelle pour cette région dévouée au cépage gamay, d'être élevés en barriques, comme les bourgognes du nord issus du cépage pinot noir. Et parfois même dans des barriques neuves, qui est un traitement généralement réservé aux vins les plus concentrés. Mon idée du gamay, qui est, je pense, proche de celle de beaucoup de mes collègues, est d'un vin très fruité, plutôt léger mais capable d'une certaine intensité de saveurs dans une registre qui l'éloigne cependant de tout ce qui est tannique. Autrement dit, le gamay produit essentiellement des vins dont la qualité principale est leur présence fruitée. Du coup, les vins du Château de Jacques, qui sont au demeurant très bien faits, ne me plaisent pas beaucoup, et non pas par "principe", mais par goût.  Lors de cette dégustation, qui était très bien organisée, je leur ai trouvé, une fois de plus, des tannins assèchants qui douvent être l'apport de l"élevage sous bois, puisque les raisins sont entièrement égrappés.

 

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Ne nous trompons pas de combat. Il s'agit de bons vins, sans défaut technique. J'ai donné des notes qui allaient de 12/20 à 15,5/20 aux vins dégustés, qui étaient au nombre d'une vingtaine. Les séries consistaient en une verticale de l'assemblage Château de Jacques, Moulin à Vent, puis d'une horizontale de leurs cuvées issues de lieux-dits dans le millésime 2005, puis d'une autre verticale, cette fois-ci du Clos de Grand Carquelin, qui est un de ces vins de Moulin-à-Vent  nommé par son lieu-dit. Certains de ces vins étaient très bons, mais beaucoup trop avaient des tannins trop présents et trop secs pour leur équilibre et, du coup, manquaient l'intensité et la vivacité du fruité que j'aime tant dans les meilleurs vins de cette région. Et je constatais même que les années qui passent n'arrangaient pas leurs affaires, car mes meilleures notes allaient aux vins les plus jeunes.

Je dois souligner ici que je ne fais par partie de ces gens qui disent que les beaujolais ne vieillissent pas. Au contraire, j'a goûté des crus du Beaujolais ayant dix ans et plus et qui m'ont beaucoup plu. Et que je ne fais pas partie non plus de la clique de l'anti-bois. Mais j'estime que cette approche à l'élévage ne convient pas bien aux vins du cépage gamay. Alors je me pose la question suivante : est-ce que je suis en train de me laisser enfermer par des stéréotypes, des notions que j'ai tendance à ridiculiser comme celle de "typicité"? Suis-je devenu totalement conformiste et vieux con ?

Peut-être, mais j'ai un goût, qui est le mien (même s'il est en général bien trop éclectique de l'avis de certains collègues), et j'estime que les vins de Château des Jacques seraient bien meilleurs avec une autre approche au vieux couple vinification/élevage. Et ce n'est pas le jargon bio-abscons, dans lequel flotte les ombres des planètes et du quartz, "la pierre la plus solaire", utilisé par ses responsables, qui me fera changer d'avis!

  David Cobbold

 

 

 

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POURQUOI CE BLOG?

Ce blog est né de l'heureux hasard d'une rencontre, en 2010, au Salon des Vins de Loire d'Angers, autour d'un verre de rosé de Bourgueil - celui de Pierre Jacques Druet. Il y avait là cinq "plumitifs" du vin. Le rosé aidant, l'idée a germé de créer un espace commun.
Parce qu'à cinq, on peut aborder plus de thèmes.
Parce qu'on peut débattre.
Parce qu'on peut partager. Des coups de coeur, des coups de gueule, de l'expérience.

Et qu'est-ce que le vin sinon une boisson de partage?


De ces cinq, certains sont déjà des blogueurs confirmés, d'autres non.
Comme il y a les 5 sens, il y  a maintenant les 5 du Vin.


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