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QUI SOMMES-NOUS?

David Cobbold (Eccevino) est le plus français des journalistes anglais du vin, ou vice versa. Il a reçu en 2011 le Wine Blog Trophy pour  son blog, More than Just Wine.

Jim Budd, sujet de sa Gracieuse Majesté, est journaliste pour diverses revues britanniques. Amoureux des vins de Loire, il leur consacre un blog, Jim's Loire, primé en 2009 du Wine Blog Trophy.

Hervé Lalau est un journaliste français écrivant pour diverses revues et sites français, belges, suisses et canadiens. Son blog "Chroniques Vineuses" lui a valu le Wine Blog Trophy en 2010.

Michel Smith, PourLeVin, est un journaliste français établi en Roussillon, travaillant pour diverses revues et guides en France. Il s'intitule lui-même "Journaliste en Vins et autres Plats de Résistance".

Marc Vanhellemont est un journaliste belge travaillant pour divers magazines en Belgique et en France. Incontournable, sauf par la face nord.

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Pol Hochon, Vigneron d'occasion

Dimanche 6 juin 2010 7 06 /06 /Juin /2010 00:09

Fait chaud mais je ne lâcherai pas le morceau mon petit Pol Hochon a raison et vous avez tort de le prendre pour un avorton...

Aussi bizarre que cela puisse paraître les pépiements de la Clairette, tels des activateurs de croissance, boostaient le petit Hochon dans l'entreprise de rangement de son petit intérieur très caverne d'Ali Baba. Ils l'isolaient du monde, lui donnaient le sentiment qu'il était seul au monde. Son baiser furtif, agrémenté de son parfum floral, agissait tel un révélateur. Il murmurait « comment n'y ai-je pas pensé plus tôt ! » Intriguée, la petite reprenait «  à quoi t'as pas pensé plus tôt ? A moi... » Du tac au tac il répondait « si c'est à quoi, ce ne peut-être à toi... » Elle croisait les bras. Ses seins pigeonnaient. « Tu m'embrouilles... » En se balançant sur son fauteuil il matait le spectacle « mais non jeune bécasse je me contente de reprendre ton français approximatif... » Courroucée la petite Fougère s'ébrouait  « Tes yeux, eux, ne sont pas approximatifs prédator... » Il l'attrapait par la taille «  la prédation c'est la vie... »

 

Lorsqu'ils s'installèrent à la terrasse du Sélect, les yeux dans le flou et l'âme légère, après avoir uni le mot et la chose, le temps de l'explication était venue. Pol, sérieux de chez sérieux, fit part à Clairette de son illumination. La découverte du  maillon faible du système : les jeunes louveteaux aux ratiches aigües n'attendaient que lui pour se faire les vieilles barbes. A grands traits il traçait leurs portraits et comme il évoquait les tablettes de chocolat moulées sous un tee-shirt blanc, le regard bleu électrique, le collier d'or jaune, la gourmette du même métal et le jeans moule bite de Laurent Dieulefit que la petite Fougère sortait une arme fatale. Elle gloussait « Celui-là je me le fais ! » Pol protestait. Elle s’en fichait  lui intimait l'ordre d’appeler ce bellâtre. Le petit Hochon surpris répliquait « Pour lui dire quoi ? » La réponse claquait «  De venir me voir ! » Pol se rengorgeait « C'est quoi ce plan foireux ? » Avec une petite moue boudeuse accrochée à sa jolie bouche pulpeuse elle lui répondait « c'est ma contribution perso au sacre de mon seigneur et maître Pol Hochon. Tu ne croyais pas tout de même mon beau  que j'allais laisser ta Lucienne faire tout le taf... »  

 

Le Laurent Dieulefit eut droit au grand jeu. L'entrée de la petite Fougère au bar du Fouquet's draina les regards concupiscents et les autres. Elle avait osée le costume marin ultra short et plus si affinités, à couper le souffle. D'ailleurs le Laurent manquait d'air lorsqu'elle lui tendait la main en minaudant «  J’peux m'asseoir à côté de toi... » Ce qu'elle faisait avant même que le bellâtre puisse prononcer son premier mot. Pol tentait une plaisanterie pour l'aider à retrouver de l'oxygène « Alors moussaillon le Pacha t'a donné la permission de minuit ? » qui s'écrasait aussi salement qu’une mouche à bœuf sur un porte-avion, sans le moindre bruit. Clairette occupait l'espace, en chair et en paroles. Voletait. Brassait un air considérable. Elle était liane, se faisait aguicheuse puis boudeuse, voluptueuse puis mystérieuse. Laurent tétanisé se raccrochait à la contemplation des cuisses lisses et pain d'épices de la belle. Il faisait eau de toutes parts, s’épandait. Le petit Hochon admirait en connaisseur le tableau d’un assaut qui ne pouvait que déboucher que sur une capitulation sans condition.

 

à suivre

 

Par les5duvin - Publié dans : Pol Hochon, Vigneron d'occasion - Communauté : Les Amis des 5 du Vin
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Dimanche 30 mai 2010 7 30 /05 /Mai /2010 00:09

Toujours d'attaque, toujours présent, un véritable sparadrap ce Pol Hochon, faut vous y faire c'est ainsi que ce font les grandes carrières de Président.

 

La stratégie de Pol Hochon était de le mettre en confiance, faire celui qui depuis le premier jour avait su sentir sous la bogue rugueuse de Paillard, le mal nommé, un homme de conviction, un mal-aimé qui méritait mieux que le poste de trésorier du syndicat de défense, un vigneron méconnu qui ne demandait qu'à sortir en pleine lumière. Le petit Pol fit de la commisération positive, en fines couches, gras sur maigre, tel un maître de la Renaissance. Ainsi enduit de considération le Paillard déballa sa marchandise d'un bloc. Véhément, avec la méchanceté des faibles, il ne se fit pas prier pour dresser les CV publics et privés de ses honorables confrères, n'omettant aucun détail, même les plus croustillants, toujours à charge, du fiel pur jus, rien que du miel pour le petit Hochon. Tout autre que lui se serait précipité dans la brèche, aurait profité du boulevard ouvert par les confidences du délateur à la triste figure. Pol se garda d'une telle hâte, il lui fallait laisser l'aigre mariner dans son jus rance. Bien sûr, il assura Paillard de son silence de tombe et qu'il saurait en son temps se souvenir de la confiance qu'il lui avait accordée en effectuant une démarche aussi difficile. Qui trahi trahira ! Le petit Hochon cantonnerait Paillard dans un rôle d'utilité avant de le renvoyer dans les ténèbres extérieures.  

 

Afin de sceller l'ignominie, Pol dégaina l'arme fatale pour un grippe-sou: lui demander une faveur, en l'occurrence l'échange d'une parcelle de vigne, jouxtant la propriété de Paillard, contre une autre, enclavée dans son domaine qu'un héritage avait fait tomber dans l'escarcelle du père de Lucienne. Paillard n'y perdrait pas au change, la parcelle de Lucienne avait bien plus de valeur que la sienne. Des vieux Carignan superbes qui émoustillaient un certain Michel, goûteur de vin de son état, un autre parigot exilé chez les catalans. Et pourtant, sitôt la proposition faite, il ne pu s'empêcher de demander une compensation, qu'à son grand étonnement le petit Hochon lui accorda sans broncher, payant ainsi la première traite de la trahison de ce grand crétin. Pour faire bon poids, avant que Paillard ne descende du train, il lui glissait un billet dans la main, pour le prix du billet, en sachant pertinemment que Paillard n'avait pas engagé sur ses fonds propres cette folle dépense. Il y avait du Clémenceau dans le jeune Hochon.

 

A son retour dans la ville capitale, le petit Pol s'ingénia à ne rien faire laissant décanter dans sa cervelle éruptive le fatras d'ignominies que Paillard y avait déversé. La petite Fougère se passionnait pour le commerce équitable et les soldes des boutiques de fripes et chiffons étiquetés aux prix des grands crus. Elle s'était fait tatouer, pour faire plaisir à Pol, un papillon sur l'épaule gauche. Le jeune Hochon eut préféré le haut de la fesse gauche mais la Clairette n'en faisait qu'à sa tête. Entre deux siestes, le petit Hochon noircissait les pages d'un carnet de chantier en dessinant des bulles qu'il reliait entre elles par des flèches formant ainsi d'étranges galaxies qui intriguaient fort sa tendre protégée « mon Pol d'am tu m'inquiètes. Tu me fais un coup de boulgour. Depuis ton retour, tu n’es pas dans ton assiette. Tout ça va mal finir mon p’tit cœur en sucre. Si tu continues de patauger dans le coaltar je sonne ta Lucienne. Au moins, elle, tu l'écouteras... » lui disait-elle en contemplant ses ongles de pied qu'elle venait de badigeonner de vernis nacré rose fluo pétant. «Tu crois que ça ira avec mes tongs Dolce Gabanna grand manitou ?» ajoutait-elle en lui claquant une bise sucrée dans le gras de son cou.

 

 à suivre...

 

Jacques Berthomeau

Par les5duvin - Publié dans : Pol Hochon, Vigneron d'occasion - Communauté : Les Amis des 5 du Vin
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Dimanche 23 mai 2010 7 23 /05 /Mai /2010 08:43

Au risque de vous surprendre j’ai même rencontré la semaine passée une lectrice de mon feuilleton dominical, alors ça encourage à perdurer, à continuer de creuser le sillon, à vous faire progresser dans la connaissance du terroir profond.


 

La première fois qu'il sortit du bois, lors d'une paisible assemblée générale de la cave coopérative, le petit Hochon le fit avec doigté, sobrement, par la bande. En l'occurrence, la bande, c'était Bourré, le directeur de la cave, avec qui il avait su nouer des liens de confiance, un petit service par ci pour le gamin, un petit cadeau par là pour l'intéressé, amateur de semences potagères oubliées. Pol lui suggéra de glisser dans le discours du président une petite phrase qui ferait grand bruit: dans la prochaine promotion du poireau, l'infatigable José Tournassant, le promoteur pugnace des vins de pays de la croupe schisteuse du Val-Perdu-et -Oublié, depuis toujours membre du conseil d'administration sans jamais avoir brigué le moindre poste, se verrait attribuer la croix de chevalier. Stupeur dans les rangs assoupis !

Applaudissements nourris des ventres qui criaient famine.

 

Petit à petit, toujours dans l'ombre, le petit Hochon tissait sa toile avec une volupté intérieure, araigne patiente mais sans pitié. En dépit de cette stratégie couleur de muraille, et c'était là le but recherché, dans tout le canton et au-delà, tous murmuraient que malgré son air con, ce Pol Hochon il avait le bras long. Plus les jours passaient, à chacune de ses apparitions, le ballet des frelons se mettait en action, tournoyait dans tous les espaces où le nouvel homme d'influence se mouvait affublé de son inaltérable discrétion. Lucienne, plus Lucienne que jamais, distillait dans les petits commerces des informations de première main, lâchait à la moindre occasion que son jeune Pol, fort occupé dans ses sphères élevées saurait le moment venu trier entre le bon grain et l'ivraie. Elle alla jusqu'à confier aux dames huppées qu'ils allaient sans doute se Pacser. Bref, l'annonce d'une venue de Pol provoquait de quasi-révolutions, tous voulaient tuer le veau gras pour le retour de l'enfant prodigue, sauf les chefs de tribus qui s'inquiétaient en secret de la popularité de ce trublion.


Pol calma le jeu en déclarant le soir du banquet du club des boulistes, avec décontraction et une once de sérieux, que son unique ambition était d'aider ce beau pays où il avait trouvé chaussure à son pied. Lucienne avait rougi. Sa popularité en fut encore grandie. Le clan du TGV prit peur, se réunit en catimini pour décider de ne rien décider vu que, en dépit du souci causé par ce petit con de Pol Hochon, la seule stratégie était d'attendre et voir jusqu'où son bras long irait se nicher. Même les plus remontés craignaient un retour de bâton du Hochon si on allait lui chercher noise. Les conjurés se jurèrent d'être muets. Le soir même, le petit Hochon fut à peine surpris de voir grimper dans son wagon, à la première station sur le chemin du retour, Alceste Paillard tripatouillant sa casquette comme un collégien surpris à la sortie d'un claque. 

Par les5duvin - Publié dans : Pol Hochon, Vigneron d'occasion - Communauté : Les Amis des 5 du Vin
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POURQUOI CE BLOG?

Ce blog est né de l'heureux hasard d'une rencontre, en 2010, au Salon des Vins de Loire d'Angers, autour d'un verre de rosé de Bourgueil - celui de Pierre Jacques Druet. Il y avait là cinq "plumitifs" du vin. Le rosé aidant, l'idée a germé de créer un espace commun.
Parce qu'à cinq, on peut aborder plus de thèmes.
Parce qu'on peut débattre.
Parce qu'on peut partager. Des coups de coeur, des coups de gueule, de l'expérience.

Et qu'est-ce que le vin sinon une boisson de partage?


De ces cinq, certains sont déjà des blogueurs confirmés, d'autres non.
Comme il y a les 5 sens, il y  a maintenant les 5 du Vin.


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